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* Peyrona Amiel * Messire Pierre Damyel * Johan Amiel crieur public de Narbonne * François Amiel muletier * Jean Amiel recteur de Montmaur (11) * Des Amiel ayant eu des charges * Augustinus Aemilius et Laura Cereta * St Jérôme Emiliani * Jean Amiel Maître des Ports, de Carcassonne (11) * Sentence à Limoux * L'école de Lauzerte (82) * Les guerres de religion et Amiel de Tréville * Joannes Amelinus de Sarlat (24) * Les Amielh de Toulon à travers le cadastre * Iulius Aemylius * Gerardus & Theodoricus Amelij * Jan Antoni Aemilius d'Utrecht (part 2) * Antoine Aemilius Poète * Egbert Aemilius * Johannes Aemilianus scientifique * Joannes Amelius Editeur (2) * Pier Matteo d'Amelia * Des Amielly et Amiel à Albi * Leonhard Aemilius médecin * Hector Aemilius érudit * Georges Milius théologien protestant * Amulius Ambassadeur de Venise * Jean Aemilien évêque de Tuy * Jean Amelii écuyer * Amiel de Puymirail * Le sergent Amiel et les guerres de religion * Aemilius Portus * Nicolaus Amillus médecin et autres* Jacobus de Ameliaco juriste * Jacobus Amelius jurisconsulte * Quintus Aemilius poète * Des Amiel victimes d'exactions religieuses * Amiel bayle de l'Hôpital de Castelnaudary * Louis Ameil clerc des comptes * Pons Amiel notaire à Pamiers * Peyre et Hugo Amelier ménestrels *
PEYRONA AMIEL :
Un document judiciaire écrit en occitan datant de 1497 (soit bien avant l'Ordonnance de Villers-Cotterêts imposant l'usage de la langue françoise (eh oui une langue peu usitée encore dans le sud pour les actes officiels car incomprise quasi totalement) relate le procès en sorcellerie (un thème judiciaire qui a encore de beaux jours devant lui) : Il a lieu à Clarensac, près de Nîmes, et il cite indirectement une certaine Peyrona, 'mollier' de Miquel Amiel : Peyrona peut être traduit en français par le diminutif de Pierre et au féminin soit Pierrette, mollier est le mot occitan directement issu du latin mulier signifiant l'épouse (à ne pas confondre avec mulio, nom de celui qui s'occupe des mulets !), et Miquel c'est Michel.
MESSIRE PIERRE DAMYEL :
Ce preux chevalier des débuts de la Renaissance qui était Sieur des Maraiz, Conseiller du roi François Ier et Maître des Requêtes Ordinaires de son Hostel, est cité dans un ordre processionnel de ce roi, en 1528, juste après les Héraults d'Armes Royaux.
JOHAN AMIEL Crieur Public de NARBONNE :
C'est dans les années 1430 que Johan Amiel fut le Crieur Public officiel de la ville de Narbonne. Il devait avoir vraiment une belle voix puisqu'en 1431 il lui fut demandé de se produire spécialement en chantant devant le Comte de Foix, personnage important qui, désirant devenir le nouveau Vicomte de Narbonne, fut reçu somptueusement par les notables de la ville; la visite comprenant une réception avec bal accompagné de musiciens et autres divertissements dont ce "tour de chant" fit partie.
(=> "The musical sounds of medieval French cities : players ..." Gretchen Peters; Cambridge Univ. Press 2012).
FRANCOIS AMIEL Muletier :
Catherine de Bourbon, sœur du bon roi Henri IV ne se déplaçait, à l'instar des habitudes de la Cour, qu'avec un nombreux équipage; pour acheminer à sa suite tout son intérieur de cour il ne fallait pas moins que treize chevaux guidés par un maître palefrenier et huit mules, un train animal qui ne manquait pas d'être empanaché et habillé de housses brodées au chiffre de la princesse royale comme l'exigeait la mode. C'était un véritable déménagement que les déplacements des membres de la Cour; on faisait suivre tout ce qui garnissait les demeures, tout le mobilier, d'où ce nom par opposition à ce qui ne pouvait pas être transporté, les murs et les toits, l'immobilier. François Amiel était au service de cette grande dame en tant que muletier, étant donné que l'on ne mélangeait pas les chevaux et les mules, les tâches nobles aux chevaux plutôt chargés des personnes et le fret aux mules.
(=> d'après "Catherine de Bourbon 1559-1604: La sœur d'Henri IV" Vol.1 p.61 R. Ritter ; Jean Touzot 1985).
NB : Il est peut-être le même que François Amyel, muletier dans la même région, indiqué dans la page précédente ?
JEAN AMIEL Recteur de MONTMAUR (11) :
Noble Jean Amiel fut prêtre avant 1503; il devient Recteur de l'église paroissiale de Montmaur puis protonotaire et Chanoine de la Collégiale de la ville voisine de Castelnaudary dès les années 1510. Il se réservera, lors de son départ de Montmaur, une pension de 50 écus pour cette fonction dont il ne donnera quittance que le 2 Mai 1519 : A plusieurs reprises il afferma les fruits de sa cure au seigneur même de Montmaur, Noble Hugues de Buisson, pour 200 écus 'petits'. En voilà un qui sut compter et assurer ses revenus!
(=> "Revue du Comminges" T. XLV 1931; St Gaudens, Labadie, 1931).
Des AMIEL ayant eu des CHARGES ADMINISTRATIVES :
Parmi tous les Amiel ayant exercé des fonctions administratives locales j'ai retenu :
- Arnaud Amiel, notaire à St Sernin-sur-Rance (81) de 1507 à 1526 dont a conservé deux registres.
- Loys Amiel, (Louis) était receveur des Aides (impôts) à Melun vers 1505-1506.
- Messire Amiel, marchand, procureur fiscal de la ville de Bollène (84) en 1533.
- Paul Amiel, notaire à Foix vers 1560.
- Gabriel Amiel, notaire à Castelnaudary en 1596.
AUGUSTINUS AEMILIUS et LAURA CERETA :
Laura Cereta (1469-1499) native de Brescia est une des rares femmes humanistes connues de l'Italie du nord au XVème S. Elle entretient de nombreuses correspondances avec des humanistes masculins (publiées en 1640) dont un certain Augustinus Aemilius. Dans une lettre du 12 Février 1487 intitulée "Contre les ornements de la femme" on voit qu'elle fut une féministe bien avant l'heure car elle y défend un statut de la "femme égale de l'homme" dont elle est issue (selon l'Ecriture); par ailleurs elle y appelle familièrement son correspondant Augustin ce qui prouve bien, s'il le fallait qu'Aemilius fut son patronyme. De plus pour étayer son opinion elle n'hésite pas dans la même lettre à faire une allusion très appuyée à ce que l'on nommera le 'machisme' masculin. Une telle avance intellectuelle dans ce domaine des mœurs sociales est vraiment stupéfiante et complètement en décalage avec l'époque. Notons en passant que l'association des deux noms Augustin et Aemilius n'est peut-être pas une simple juxtaposition du hasard mais délibérément voulue comme pseudonyme (?) par ce personnage: St Augustin dont ce personnage porte le prénom fut un penseur important pour l'église et un néo-platonicien pour sa philosophie; quant à Aemilius ce fut le nom pris par un disciple de Plotin et maître de Porphyre lequel parle des deux dans ses œuvres, "Les Ennéades", ce sont trois philosophes du IIIème S. qui remirent à l'honneur le platonisme en l'appliquant à la foi chrétienne . J'en parle par ailleurs.
ST JEROME EMILIANI :
Ce personnage nait à Venise en 1481 dans une vieille famille patricienne les "Miani de Emiliani" dont il porta les armes dans sa jeunesse. Nous avons là un nom doublement aemilien comme si cette famille avait eu à un certain moment de l'histoire à confirmer ( à rappeler disait-on autrefois) son origine noble et antique (on a vu qu'il y eut des Aemilii romains à Venise); Miani étant un diminutif et hypocoristique de Emiliani. Sa noble famille a donné à la république vénitienne des procurateurs de St Marc, des sénateurs et de grands capitaines; son père Ange était lui-même sénateur lorsque Jérôme est né. Ayant été fait prisonnier de guerre, Jérome est libéré de façon miraculeuse; ce qui le conduisit à laisser le métier des armes pour se dévouer au service de Dieu. Ordonné prêtre en 1518, et de retour dans sa ville natale il se met alors à recueillir des orphelins pauvres, les soignant et les formant afin qu'ils aient leur autonomie et soient utiles à la société. Le pape Paul III approuve son action et l'engage à établir de semblables écoles de formation dans d'autres villes. C'est ainsi qu'il fonde des établissements à Brixen, Pergame ...Il choisit un petit village proche de cette dernière ville, Somasque, pour s'y retirer et instituer une véritable Congrégation (1528) qui prendra son nom après sa mort. La Congrégation des Clercs Réguliers de Somasque aura pour but l'éducation et la formation de la jeunesse pauvre et orpheline; elle sera approuvée officiellement par les papes Pie V comme Ordre, confirmé par Sixte V et Clément VIII. Jérôme Emiliani son créateur meurt en 1537 (ou selon certains le 8 février 1538) en soignant les pestiférés de Somasque; béatifié par Benoit XIV en 1747, il sera ensuite canonisé par Clément XIII en 1767. Le pape Pie XI proclamera St Jérôme Emiliani Patron des orphelins et de la jeunesse abandonnée en 1928, 4ème centenaire de la fondation de son œuvre charitable. La Congrégation de St Jérôme Emiliani essaimera sur tous les continents; elle est toujours active, certains établissements sont d'ailleurs toujours gérés par des clercs de Somasque; le plus connu étant le complexe d'éducation de Sorgoson aux Philippines.
JEAN AMIEL, Maître des PORTS, de CARCASSONNE :
Cet homme accède au poste de "Contrôleur en la maistrise des portz et passages" "porveu en ceste charge par noble Jean de Saix, maître des portz & passages, le second septembre 1549, par suite du décès du contrôleur précédent Martin du Poix" (cf Mém. de la Soc. des Arts & Sc. de Carcassonne, 2ème série, T. II; Gabelle, Carcassonne, 1906).
SENTENCE à LIMOUX :
Une sentence criminelle du Procureur Royal de Limoux datée du 28 mars 1515 écrite en un occitan désormais phonétique par le notaire tout aussi royal nommé P (?) Amiel, indique aussi un certain Amiel Lauras (de Laurac ou laboureur ?) qui a contresigné ladite sentence. (cf. "Notices hist. sur la ville de Limoux. L. H. Fonds-Lamothe, 1838)
L'ECOLE de LAUZERTE (82) :
Par la volonté des consuls fut ouvert dès le milieu du XIVème S. une "école de grammaire" dans cette bastide aquitaine où les parents devaient envoyer leurs enfants. Parmi les maîtres qui enseignèrent se trouve François Amiel, en 1550.
(=> "Bulletin Archéo. & Histor." de la Soc. Archéo. du Tarn&Garonne T. 33 Montauban 1905).
Les GUERRES de RELIGION et AMIEL DE TREVILLE :
Le 29 Mai 1576 le seigneur de Deyme, en Lauragais toulousain, ayant ramassé quelques troupes, s'en alla "surprendre" (attaquer) le village de Tréville, entre Revel et Castelnaudary où le seigneur du lieu, un Amiel bien sûr (ils sont les seigneurs du lieu depuis longtemps, voir moyen-âge) et ses soldats furent tués; et le pillage en règle effectué comme de coutume, le feu y fut mis !
(=> "Mémoires de Jacques Gaches sur les guerres de religion à Castres et dans le Languedoc; 1550-1610...." Ch. Pradel; Sandoz, Paris, 1879).
JOHANNES AMELINUS de SARLAT (24) :
En français Jean (d')Amelin mais son nom serait plus exact s'il était traduit dans cette langue par Amelien; ce lettré était un gentilhomme de Sarlat qui vécut au temps d'Henri II; il a écrit notamment en français une Histoire de France qui ne fut pas publiée mais connue et louée par Cruciman (La Croix-du-Maine) Ronsard et d'autres. Dans ses "Poèmes" (Liv. II) Ronsard parle aussi en bien des premières traductions que fit Amelin de Tite-Live.
(=> "Dictionnaire historique de la France" de Lalanne, vol. I, Paris, 1877).
Les AMIELH de TOULON à travers le CADASTRE (83) :
L'étude du cadastre de la ville qui comportait au XVIème S. ~450 maisons, permet de suivre au-delà des simples mutations de propriété, les manœuvres successives pour constituer un patrimoine familial conséquent. Une famille Amielh est dans la "Carrièra del Trabuc" avec François en 1616; lui succèdera sans doute son fils en 1632. La maison contiguë sera aussi la possession d'un Anthoine Amielh dès 1595; ce seul exemple montre que cela peut se faire assez rapidement. Dans la "Carriera de la Peyra-Blava" déjà au siècle précédant, en 1442, un 'hostal' appartenait à Olivier et Jaumeta Amielh mais il en furent expropriés avec d'autres maisons, car l'emplacement fut nécessaire pour édifier la cathédrale et établir la voie publique. Il est possible qu'ils aient alors acquis la maison de la "Carriéra del Trabuc" et soient donc les aïeux des premiers cités !
(=> "Bull. de la Soc. arch. du Var" article "La ville de Toulon au moyen-âge" d'Octave Teissier; Tome II; Laurent, Toulon, 1869).
IULIUS AEMYLIUS :
Cet auteur dont le nom pourrait être traduit en français par Jules Amiel a, comme d'autres, commenté l'œuvre de Cicéron, mais surtout ses lettres à ses amis ou "Epistolae Familiares" parmi lesquels il se trouve bien entendu quelques Aemilii de son temps.
GERARDUS & THEODORICUS AMELIJ :
Ce bizarre patronyme qui peut être lu aussi Amely correspond bien à deux Amelius de la Renaissance. Leurs noms apparaissent vers les années 1530-1539 dans un ex-dono manuscrit, un "don fait d'un livre" au Prieuré de Jérusalem de Culemborg, aux Pays-Bas, livre intitulé "Historiae Plurimorum Sanctorum" (histoire de plusieurs saints) de Jacques de Voragine, édité en 1485 à Louvain (Belgique) par J. de Westfalia. A ne pas confondre avec l'ex-libris (qui désigne une marque propre au possesseur du livre) il s'agit d'une mention manuscrite apposée comme lui, mais c'est dans ce cas une marque de sympathie que témoigne le possesseur du livre qu'il offre à un ami ou une relation, c'est l'équivalent de la dédicace autographe plus moderne. Pratique bien connue à partir du XVIIIème S. elle est très rare à l'époque de ces deux Amelij ou Amely.
JAN ANTONI AEMILIUS d'UTRECHT (part 2) :
C'est le nom plus précis d'Antoine Aemilius ou Méli(z)s qui a son article page précédente (renaissance I); c'est un complément original que je signale ici. Il a écrit de sa main un hommage amical à Jacobus Heyblocq (1623-1690) qui fut inséré dans son Albuminsciptae (collection personnelle d'autographes); ce dernier était maître de l'Ecole de Grammaire d'Amsterdam et collectionneur d'écrits de célébrités de son temps, comme quoi, là aussi, l'époque contemporaine n'a rien inventé. On trouve par exemple dans son album quelques mots et la signature de Rembrandt ! Le moins connu Jan Antoni Aemilius écrivit avant sa signature ces quelques mots : "Extra fortunam est quicquid donatus amicus" soit 'Tout ce qui est donné par amitié procure un grand bonheur", n'est-il pas vrai ? Il ne faut pas le confondre toutefois avec le suivant.
ANTOINE AEMILIUS Poète :
Lui aussi est connu sous le patronyme de Mélis mais il fut surtout un poète de langue latine, auteur d'oraisons, recteur du Collège St Jérôme d'Utrecht jusqu'en 1630, il partit pour Delft ensuite au grand désespoir de ce collège. Voulant à tout prix le ravoir chez eux les maîtres d'Utrecht lui offrirent une chaire de Belles-Lettres; il accepta l'offre et garda cette chaire pendant 13 ans; ses "Orationes" sur la théologie protestante furent publiées en 1639 à Utrecht. Il mourut dans un âge peu avancé en novembre 1646, bien avant son homonyme qu'il connut peut-être.
(=> "Mémoires pour servir à l'histoire littéraire des dix-sept provinces des Pays-Bas..." T. XVIII J. N. Paquot; Imp. Académique de Louvain, 1770).
EGBERT AEMILIUS :
Autre inscription sur l'album d'autographes ou Albuminscripte en flamand de David Mostart (~1554-1615), celui de Egbert Aemilius (~1574-1610) qui fut un prédicateur protestant néerlandais. Cet autographe date de 1609.
JOHANNES AEMILIANUS scientifique :
Johannes Aemilianus que l'on voit aussi nommé Ioannis Aemiliani est un homme de sciences italien de Ferrare, il a écrit un livre de zoologie "Naturis de ruminantibus historia" sur les ruminants édité à Venise en 1584 (cf. "Histoire de l'anatomie et de la chirurgie" A. Portal, T. II; Paris, Didot, 1770) .
JOANNES AMELIUS Editeur (2) :
Il s'agit d'un prêtre jésuite belge qui avait des relations privilégiées avec un éditeur parisien assez connu de la Renaissance, Josse Bade, peut-être fut-il éditeur lui-même. Josse Bade bénéficie d'un épitre de sa main à son intention inséré dans une édition de Plutarque (Vie des hommes illustres) réalisée à Paris en 1532. Voir à ce sujet un autre du même nom lié à l'édition comme à la prêtrise, sans doute n'en sont-ils qu'un seul. On connait un autre épitre de sa composition dédié à Géraldus Mulullus avec d'autres textes imprimés à Paris dès 1519 outre ceux mentionnés dans l'article de la page précédente. Il a enfin aussi édité des études latines d'Erasme.
(=> "Imprimeurs & libraires parisiens du XVIème S." T. II Ph. Renouard).
PIER MATTEO D'AMELIA :
Peintre de l'Ecole Italienne de la Renaissance, il est actif entre 1467 et 1508. Son patronyme, du moins celui par lequel il est connu, lui vient, comme tant d'autres pour son époque, de la ville dont il est originaire, Amelia, en Ombrie (voir note partie toponymie). Il débute comme apprenti auprès de Fra Filippo Lippi, et travaillera avec lui sur la décoration de la cathédrale de Spolète. En 1479 il sera appelé à Rome par le pape Sixte IV et réalisera le plafond étoilé de la Chapelle Sixtine (du nom de ce pape) nouvellement construite. On sait qu'ensuite Michel-Ange fera de ce plafond une extraordinaire décoration biblique. Il travaillera ensuite pour Innocent VIII (à partir de 1455) puis Alexandre VI (de 1498 à 1503). Il est enfin connu comme le Maître d'une Annonciation qu'il réalisa pour le Couvent de l'Annonziata d'Amelia.
Des AMIELLY et AMIEL à ALBI :
Le nom Amiel est désormais bien établi sous cette forme à compter du début du XVIème S. peut-être en raison de l'usage obligatoire du français dans les actes officiels de l'état-civil. Mais c'est déjà vérifié dès le début du XVème S. Toutefois les variantes Amielle, utilisée pour les femmes ou Amielly, dont la terminaison présente encore un reste de sonorité latine, sont encore utilisés dans le midi toulousain. (cf. "Document de travail sur la série E. Titres de famille" des Archives du Tarn).
Des Amielly sont connus dans le Tarn dans les milieux du droit entre 1520 et 1641. On peut notamment citer Raymond & Jean Amielly licenciés es lois; le second fut Premier Consul d'Albi en 1577 et simple consul en 1590; héritiers de Jeanne Viladière, ils sont tous deux cités dans un acte de lausime de fiefs à Caudecoste ou Campescher dans la juridiction de Carlus; le fils de Jean, nommé lui aussi Jean, licencié en droits comme ses père et oncle, en héritera. Plus tard on notera les noms de Pierre Amielly qui, lui, fut marchand, il avait "botique en la carrieyra de la Galinarié" selon le cadastre de 1605; son fils Antoine qui sera escuyer d'Albi, il faut sans doute lire Escholier (en droits) au début du XVIIème S agira en son nom, au noms de son frère François Amielly et de leur sœur Salvie, pour nommer un titulaire à la chapellenie fondée par leurs ancêtres à l'église St Michel de Gaillac (dont la famille est originaire certainement).
Antoine Amiel dont on ne sait s'il eut pour père le précédent (et en ce cas il faut noter l'évolution orthographique) fait les comptes de la dépense pour les soins donnés lors de la maladie de son frère Jean, prêtre de St Salvi, mort de la peste en 1631. Il est indiqué dans son acte de mariage, qu'il est bourgeois d'Albi.
(=> "Inventaire somm. des Archives Dép. du Tarn antérieures à 1790" E. Jolibois & Ch. Portal; P; Dupont, 1878).
Jehan Amyel, dont la forme patronymique est un consensus entre ces Amielly et Amiel, homme de loi, fut licencié "es droitz" et "advocat" en la Cour Temporelle d'Alby en 1594. Il exercera au début du siècle suivant à Toulouse.
LEONHARD AEMILIUS Médecin :
Ce savant médecin allemand a écrit plusieurs ouvrages en latin : outre sa thèse publiée en 1587, on connait de lui auparavant au moins deux études médicales parues en 1569 & 1579.
HECTOR AEMILIUS Erudit :
Cet intellectuel allemand d'Heidelberg et juriste érudit, publie en 1588 un traité ainsi intitulé "Témoignages provenant des nombreux écrits collectés avec beaucoup de labeur, classés suivant leurs places selon l'ordre alphabétique", un bien long titre plus connu sous son appellation originale en latin "Tractatus de testibus et universitate..."mais c'est un nom qui semble incomplet pourtant, ne disant pas de quoi ces témoignages parlent. Toutefois il parait s'agir d'une œuvre de jurisprudence importante puisque ce traité fut republié dès 1596.
(=> "Liste raisonnée d'ouvrages de droit publiés avant 1945" BNF, Kerbrat, 2008).
GEORGES MILIUS Théologien Protestant :
Né à Augsbourg en 1548 il fut ministre du culte de cette ville où l'on prétend qu'il fut aussi à l'origine de troubles au sujet de la réforme catholique du calendrier julien par le pape Grégoire. Milius se serait exilé alors à Ulm puis il fut appelé à Wittenberg où il sera professeur, chancelier de l'Université et pasteur. Il composa plusieurs ouvrages d'exégèse biblique, de théologie protestante réformée et mourut en 1607.
AMULIUS Ambassadeur de VENISE :
Un personnage vénitien de ce nom fut en effet mandaté par sa République au Concile de Trente, vers 1547, auprès du pape; celui-ci le fit d'ailleurs cardinal à cette occasion; il est vrai qu'il avait rempli auparavant les plus célèbres missions ambassadrices d'alors; il se nommait très exactement Marc-Antoine Amulius.
JEAN AEMILIEN Evêque de TUY :
Ce prélat est diversement nommé Jean de St-Emilien ou de Samillan, San Millan en espagnol, (cf. ce saint célèbre), il fut évêque de ce diocèse de 1547 à 1564. Il participa au même Concile de Trente, qui organisera la riposte anti-protestante, ce que l'on nommera la contre-réforme catholique. Tuy est un diocèse cantabrique rattaché à l'archidiocèse de St Jacques de Compostelle. L'histoire a retenu de sa participation qu'il émit un avis sur la question essentielle de la transubstantiation (présence réelle du Christ dans la consécration lors de la messe) rejetée par les réformés, un avis qui fut suivi par ses confrères, sur ce point important du droit canon. Il donna aussi son avis sur la différence entre l'attrition et la contrition en ce qui concerne la validité du pardon des péchés.
(=> "Histoire ecclésiastique" Vol. 30 Cl. Fleury & J.C. Fabre; Bruxelles, Frickx, 1731).
JEAN AMELII Ecuyer à BELLAC (87) :
Jean Amelii, écuyer, est inscrit en 1516 dans le Pouillé du Diocèse de Limoges pour sa vicairie fondée dans l'église de Bellac d'abord auprès de l'autel majeur puis à partir de cette date à celui de la chapelle St Maurice.
AMIEL DE PUYMIRAIL (82) :
Ce personnage du milieu du XVIème S. était seigneur de la communauté actuelle de Montmirail (nom moderne francisé) proche de Gaillac et de la Forêt de Grésigne.
Le Sergent AMIEL et les GUERRES de RELIGION :
Alors qu'il était à Carcassonne le Duc de Joyeuse fut appelé à Toulouse où il arriva le lundi 7 mai 1590; on lui avait annoncé déjà l'entrée des ligueurs à Montastruc (la Conseillère) et le Conseil de Ville de Toulouse fut réuni pour décider comment se prémunir des éventuelles "courses" depuis cette place jusqu'aux portes de la ville capitale régionale. "Quatre capitouls lui firent la révérence et lui exposèrent les nécessités du pays" dit la relation; le duc promit de faire le siège de Montastruc. Et avec l'aide de machines de guerre et de munitions toulousaines, servi de troupes fidèles comme la compagnie de Chalabre et des compagnies de Toulouse il put ouvrir le feu dès le mercredi suivant. Une brêche fut faite dans les murailles, le duc lança l'assaut; les protestants se défendirent héroïquement parait-il pendant deux heures. Le capitaine La Coste et le sergent Amiel de la compagnie de St Sernin (de Toulouse) périrent sur cette brêche mais la ville fut reprise par les catholiques. La menace désormais éloignée, le duc reprit la route pour Carcassonne. Le conseil de ville de Toulouse vota des subventions pour les funérailles de ses deux morts au champ d'honneur, 20 écus pour celles du sergent Amiel; le registre des délibérations indiquant qu'ils sont "morts sur la brêche de Montastruc, pour la défense de la religion, extirpation de l'hérétique et service de la ville".
(=> "Les Merveilles du Grand Central. guide du Touriste" Imp. A. Chauvin &Fils, Toulouse, 1869).
AEMILIUS PORTUS :
Helléniste et humaniste genevois (Ferrare 1550- Hagen 1614) son nom est aussi écrit, selon les langues : Aemilios, Aemylius, Aemiglius, Emilius ou enfin Aimilios, toutes formes confirmant, une fois de plus s'il le fallait, autant l'origine grecque puis latine que moderne suivant les langues européennes, de notre nom Amiel. Sa vie est très bien connue car ce personnage eut une existence riche; né en Italie d'un père né en Grèce qui devint protestant et s'exila en 1559 avec son fils en Suisse; pays où son père fit son enseignement pendant qu'il gagnait leur vie comme professeur de grec. Et ce fils fut un bon élève : Aemilius devint dès 1569 professeur de langues anciennes à Genève (jusqu'en 1581, décès de son père) puis à Lausanne jusqu'en 1592. Après avoir publié des œuvres posthumes de son père et des ouvrages personnels (sur Aristophane ou la 1ère traduction de Denys d'Halicarnasse) il va mener une existence errante en Allemagne, faisant suivre sa femme et ses 6 enfants. En 1596 le voilà professeur de littérature grecque à Heildelberg (jusqu'en 1608) période où il reprendra de nombreux travaux d'études sur Euripide, la Rhétorique d'Aristote, Pindare, des dictionnaires gréco-latins et une traduction de l'Illiade et l'Odyssée d'Homère. Un mauvais procès avec un étudiant le remit dans la détresse en 1608 mais il se relèvera encore une fois en professant le grec, le français et l'italien de sa jeunesse à Cassel en 1611 mais il en partit dès 1612 pour Hagen où il décèdera. Durant son existence, en sus des éditions savantes d'auteurs antiques il a aussi publié un nombre conséquent d'opuscules savants, des discours et de la poésie, sans compter sur sa riche correspondance.
(=> "Vita Aemilii Porti" K. F. Weber 1854, pp. 692-695; article "Portus Emilius" R. Hoche Biographie Générale Allemande, Académie Bavaroise des Sciences Vol.26 1888 pp.447-449).
NICOLAUS AMILLUS médecin et autres :
Beaucoup d'Amiel furent médecins durant l'ancien régime (et après); je ne peux noter tous leurs noms mais celui-ci est spécial quant à la forme orthographique qu'il a pris. Nicolaus Amillus nommé aussi Amiellus, du diocèse de Carcassonne, fut reçu docteur en médecine par l'université de Montpellier (on sait que c'est la plus ancienne et la plus renommée) en 1544; vu la forme curieuse du prénom il parait évident qu'il s'agit bien là de voir un Nicolas Amiel teinté d'une tournure faussement latinisante qui était de mise en ces temps de la renaissance.
Parmi les autres médecins de la renaissance on peut citer un Jean Aemilianus, Marc-Antoine Aemilius qui aurait écrit l'ouvrage de traitement thermal "De thermis Milzanelli" publié à Brescia en 1576 ou Aemilius Campolongus, peut-être d'origine hollandaise, dit 'de Padoue' il fut professeur de l'université de cette ville autour des années 1600 et auteur d'ouvrages concernant la vérole et les maladies vénériennes (public. en 1586 par ex.)
JACOBUS DE AMELIACO Juriste :
De son nom complet Petrus Jacobus de Ameliaco il était docteur es lois de l'université de Montpellier (Montepessulano) à la renaissance. Il a fait paraitre un "Tractatus varii Juris" ainsi qu'une "Practica". A ne pas confondre avec le suivant.
JACOBUS AMELIUS Jurisconsulte :
Jacob Amelius est un jurisconsulte italien de la fin du XVIème S. Il était de Ferrare; il a composé des "Consilia juridica" imprimés à Venise en 1595 (rèf. Konig, Biblioteca Vetus & Nova selon le Grd Dict. de Moreri de 1760).
QUINTUS AEMILIUS :
Poète célébré en Allemagne aux nom et prénom typiquement latinisés; il était originaire de l'Ile de Femeren (rèf. Delis. German, Poèt. T.I, p. 162 selon le Grd Dict. hist. de Moreri, T. III Amsterdam, 1760).
Des AMIEL victimes d'exactions religieuses :
L'Etat-Civil de Gaudiès (09) conserve dans ses registres la relation d'un fait divers malheureux survenu dans la commune en 1628, le 4 janvier. C'est la relation d'une incursion menée par des rebelles protestants de Mazères, la petite ville proche, à 9h du soir, donc en pleine nuit alors, sur les habitants de la maison de Guilhem Gasquet. Ils tuèrent son épouse Germaine de Gasquet et brûlèrent les personnes qui s'y trouvaient dont Anne d'Amiel. Son père, Pierre Raymond Amiel parvint à sauter , "fut meurtri et mourut dans la rivière où il se jeta, lequel avait 64 livres dans sa bourse". Ainsi souffrirent les gens de la campagne de ces virées perpétrées par les "religionnaires protestants" soulevés depuis 1626 par le Duc de Rohan qui était à leur tête en Languedoc, lui surtout révolté contre l'autorité royale. C'est le curé du lieu qui, comme souvent en pareil cas, en consigna les faits, évènements dont il fut lui-même témoin direct.
(=> "Bulletin de la Soc. Ariégeoise des Sc. Lettres & Arts" n°1 Oct. 1882; Foix, Barthe, 1882).
AMIEL Bayle de l'Hôpital de CASTELNAUDARY :
Au début du XVIème S. le dénommé Amiel, bayle (administrateur) de l'Hôpital chaurien, contribuera à son entretien en lui faisant don de toutes les censives que lui paye annuellement Guillaume Baby, pour les biens qui lui appartiennent (acte de 1515). Il s'agit de voir en cet Amiel le seigneur de Tréville de ce temps-là, Guiraud Amiel dont l'auteur cite le nom peu avant en l'écrivant curieusement Damiel, sans doute pour "d'Amiel", marque de noblesse locale qui ne me semble pas avoir été employée pour cette famille; ordinairement il s'agit des "Amiel de Tréville", la marque de noblesse étant relative à leur fief, Tréville.
(=> "De la Cocagne au blé..." R. Maguer; Pyrégraph, 2003).
LOUIS AMEIL Clerc des Comptes :
Comme ses collègues, Louis Ameil, clerc à la Chambre des Comptes de Paris, fut reçu et prêta serment le 24 juillet 1507; il exerça cette charge jusqu'en 1532; comme tout personnage de ce rang il eut droit à porter un blason. il choisit : "D'argent à la ruche de fable" ce qui constitue des armes parlantes et vérifie bien que le nom Ameil est identique à celui d'Amiel. Pierre du Hamel (donc du hameau selon l'origine de ce nom et non un Amiel qui aurait abandonné son 'i' pour un 'h' introductif) lui succéda.
(=> "Chambre des Comptes de Paris" H. Constant d'Yanville; Dumoulin, Paris, 1875)
PONS AMIEL notaire à PAMIERS :
On a vu des Pons Amiel notaires au moyen-âge; ici il s'agit d'un notaire "bachelier ez-droitctz" (sic) commissaire "députté" (re-sic) contre les séditieux de la cité de Pamyers" et qui, à ce titre, mène son enquête, à partir du 18 avril 1563 par l'audition de neuf témoins. Il s'agit probablement de savoir comment et à quel degré les idées de la Réforme protestante ont pénétré dans cette cité, connaitre ceux qui s'en réclament afin de les punir des méfaits commis.
(=> "La France Franciscaine" T. XIV; Paris, 1931).
PIERRE & HUGO AMELIER ménestrels :
La grande période des troubadours est terminée depuis le début du XIVème S.: Il y eut un Amelier troubadour qui vécut au XIIème S. Ici il s'agit de ménestrels, ces musiciens, chanteurs et diseurs d'histoires qui étaient chargés de distraire les cours seigneuriales mais aussi engagés par les consuls comme c'est le cas ici. Ces deux hommes sont en effet payés par la ville de Montpellier : Peyre Amelier est payé pour ses prestations consulaires en 1455 et Hugo Amelier dont le nom latinisé est Hugoninus Melleri, figure sur les registres en 1455 aussi (c'est peut-être un proche du précédent) mais encore très régulièrement entre 1480 et 1494.
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