Le passé est passé, mais retiens les leçons qu'il t'a enseigné.
Henri-Frédéric Amiel


Cette page est la suite selon les mêmes classements que précédemment pour cette période essentielle à l'histoire régionale et à celle des Amiel qui la vécurent, souvent douloureusement, ce qui explique la partie concernant l'Inquisition contre les Cathares mais aussi leurs sympathisants et souvent leurs voisins villageois.

Seigneurs occitans
Les Amelius cités dans les actes en Limousin * Des Ameil ou Amiel dans la famille de Chambon puis de Combrailles et dans celle du Chauchet * Les Amiel David seigneurs de St Julien en Limousin * Les Amiel dans les chartes de la Chartreuse de Montrieux (83) * Guitardus Amelii et consorts * Raymond Amiel d'Alieu (09) * Petro Amelh de Torcellas * Amiel de Riussech * Deux Amiel chevaliers languedociens * Amiel d'Orilhargues (30) * Les Amiel de Peyrepertuse * Amiel de Rustiques (11) * Amiel de Villalier, Amiel de Peyriac (11) * Arnaud Amiel de Carcassonne * Amelius de Ste Valière * Amiel de Fos * Pons Amiel seigneur provençal * Le nom Amiel chez les seigneurs de St Céré et Cardaillac (46) * Les Amiel seigneurs de Fos et d'Hyères (83) * Des Amiel dans les actes des Hospitaliers d'Arles * Des Ameliaco périgourdins * Les Amiel seigneurs de Roquefixade (09) * Ema Amiel d'Aiguières (13) * Guillaume Amiel de Soliès (13) * Les Amiel de Lautrec * Amiel chevalier de Montaigut (81) * Amiel de Penafort * Bernardi de Ameliavo * Les Amiel d'Auriac seigneurs de St Pancrace puis de La Palme * Les Amiel d'Auriac seigneurs d'Albières (11) * Un Amiel d'Auriac seigneur de Paziols devient seigneur de La Palme * Pons Amiel de Lordat * Les Amiel du Cartulaire de l'abbaye de Conques (12) * Les nobles de Fanjeaux après la croisade * Les Amelii du cartulaire de Vigeois (19) * Amiel de Belfort * Amiel En Posevol * Une famille Amelio à Le Fossat (31) * Guillaume Amiel de Courtauly (11) * Guillaume Amiel de Montredon (11) * Amelius seigneur de Charente *
Religieux occitans, catholiques ou pas
Amiel Aicart Parfait cathare * Amiel de Rieux * Amiel de Villars * Amiel abbé de Loc-Dieu puis de Dalon * Pontius Amelis de Gap * Raymond de Amiliano et la Faculté de Droit de Toulouse * Amelius abbé d'Aurillac * Dom Amelius et l'abbaye de Chambons (07) * Fulconis Amelis en Mayenne * Des Ameilh abbés de Riom * Le tombeau d'Etienne Amiel à Clermont-Ferrand * Des Amelii de l'abbaye de Lagrasse * Les Amiel dans le cartulaire des Templiers de Douzens * Raymond Amelii templier et les controverses * Amiel Hospitalier de Caignac molesté * Les Amiel dans le cartulaire de St Sernin de Toulouse *
Personnages non occitans
Amiel de Fontenay * Amelz de Glandes (79) * Des Amiel dans le cartulaire de St Jean d'Angely * Les Amiel dans la famille de Peyrat en Limousin * Les Amiel de l'ouest et d'ailleurs * Amiel de Bovelles * Amelinus Gastinellus * Amiel ou Amiet de St Trivier (01) * Humbert Amielh seigneur de Cluis (36) * Amielh vielle(s) famille(s) de Limoges * Amielle de Ré seigneuresse de Ré * Des Amelius catalans au IXème S. * Beltran Amiel templier catalan du XIIIème S. * Amelius à Pierrepont (02) * Des Amelius dans les documents de l'histoire de France * Amelinus à Meulan et autres à Chartres * Les Amiel de la famille de La Trémouille et Lezay et à Riom * Amiel de Fromencour * Sir Ralph Amiel et autres anglais * Itier Amiel en Charente * Amiel seigneur de Venisy * Amelinus de Braine (Bourbonnais) * Amelius de Cempuis (60) * Amelius seigneur de Owa * Aemilius à Braunweiler *
Bourgeois occitans
Raymond Amiel notaire du pays de Foix * Bernard Amiel à Montpellier * Amiel de Vals bienfaiteur de Gaillac * Amiel de Cers, Pierre Amiel et sa famille, donateurs narbonnais au XIIème S. et autres * Bernard Amiel bourgeois de Narbonne, donateur de Fontfroide et seigneur provisoire de Villedaigne * Jean Amiel "au nom des habitants de Narbonne" * Amelius de Granno (87) * Une assemblée communale à Toulon et Amiel de Malval * Les Amelh bourgeois de Riom * Les Amiel bourgeois de Béziers *
Personnages fonctionnaires et ordinaires
Deux inscriptions en Limousin pour des Amiel * Présence des Amiel dans la région du Tarn * Présence des Amiel en Rouergue * Le troubadour Gausbert Amiel * Amiel Sicard notaire de Castres * Jacob de Amiliano notaire de Castres * Amelius de Candeil notaire royal et religieux d'Albi * Des serfs du nom d'Amiel * Des Amelius dans le cartulaire de Moissac * Guilhem D'En Amiela à Pamiers * Durandus Amelius * Les Amiel donateurs de Prouille * Amiel de Veyran juge-mage de Provence * Un Amiel prévôt de Toulon * Amiel del Soler et Amiel de Combirac à Albi * Amelii de Sancto Sebastiano à Narbonne * Raymunudus de Amelii de Lagarde et autres de Villesiscle, Bram & Villeneuve-la-Comptal * Les Amiel dans les layettes du Trésor des Chartes * Amelius de Brinonia * Etienne Amiel à Montpellier * Les Amiel consuls de Limoux *
Les Amiel et l'Inquisition
Les Amiel spoliés lors du siège de Béziers * Les Amiel de Blan * Les peines inquisitoriales * Jean Amiel bourgeois hérétique * D'autres Amiel du Lauragais cités par l'inquisition * Pons Amiel parfait brûlé par Bernard Gui * Amiel de Cabanac * Frère Hugues Amiel inquisiteur * Pierre Miel et Pierre Amiel * Jean Amiel inquisiteur à Narbonne * Sentences inquisitoriales de Pamiers et les Amiel qui y sont cités * Des confessions vérifiées * Dénonciations d'Arnaud Macellarii - Amiel de Rustiques * Amiel de Laquière * Amiel de Gourbit * Des Amiel ariégeois devant Jacques Fournier * Amiel du Bosquet * Pierre Amiel de Mérens * Un Amiel condamné au mur inquisitorial * Guillem Amiel condamné tardivement * Amelius Recort * Rixende de Amelio * Une déposition accusatrice pour deux Amiel * Raymond Amiel de Fanjeaux à Montségur *

En guise de conclusion sur cette période essentielle non seulement pour notre nom chez lui mais aussi à propos de l'importance de l'histoire de ce temps-là, notamment en ce qui concerne la civilisation occitane et la guerre de conquête française voici comment quelques historiens, dont on ne peut suspecter l'honnêteté intellectuelle ont traité ou jugé la période :
Près de mille ans avant que la Révolution Française n'impose son aura, notamment par sa langue, sur l'Occitanie, déjà au VIIIème S. on appela les gens du sud des "Francs" bien que l'on parlât encore de "Pays des Goths" et que ses habitants s'exprimaient pour la plupart en une langue romane qui deviendra l'occitan. Seul un historien plus honnête parle d'eux pour ce qu'ils sont, c'est Richer qui vivait encore en 998, auteur d'une Histoire des Francs.
Au XVIème S. on appellera la province selon Rabelais, Languegoth mais c'est Languedoc qui finira par s'imposer. C'est en ce siècle que seront publié au moins une traduction par Arnaud Sorbin et un résumé par Jean Gay de L'Hystoria composée par le franciman Pierre des Vaux de Cernay sur la croisade contre les cathares qui explicitent le point de vue du nord, des français, mais aussi une étude lucide et honnête sur leur doctrine et le sort qui leur fut réservé par les mêmes français, par Jean Chassanion.
L'historien suisse Sismondi écrivit en 1823 dans son "Histoire des Français" de très belles lignes sur l'Occitanie à cette époque charnière telles que celles-ci : Les Provençaux (il faut entendre les occitans) arrivés au terme de leur civilisation, regardaient les Français du nord comme des barbares. Chez eux le commerce et les arts avaient fait des progrès rapides. Leurs villes étaient riches et industrieuses, et chaque jour elles obtenaient de leurs seigneurs de nouveaux privilèges...Les villes étaient gouvernées selon des formes à peu près républicaines par des consuls nommés par le peuple...Jamais la poésie n'avait été cultivée avec plus de zèle...Les Provençaux s'efforçaient de se constituer en corps de nation et de se séparer absolument des français, auxquels ils étaient inférieurs dans l'art de la guerre, mais sur lesquels ils l'emportaient par tous les progrès de la civilisation... mais : Cette belle région fut abandonnée aux fureurs de nombreuses hordes de fanatiques, sa population fut moissonnée par le fer....son commerce fut détruit, ses arts repoussés dans la barbarie, et son dialecte dégradé d'une langue poétique à celui d'un patois.
Frédéric Mistral est l'un des redécouvreurs de cette langue romane mais aussi un fin connaisseur de l'âme des gens du midi. Parlant de la même façon de ces Occitans, il précise dans son poème Calendar (1867) que, lors de cette croisade les villes libres de Provence (de Languedoc, d'Occitanie) comprirent admirablement que sous le prétexte religieux se cachait un antagonisme de race; et quoique très catholiques (ces gens) prirent parti contre les croisés. ...Ces populations, de tous temps sympathiques entre elles par une similitude de climat, d'instincts, de moeurs, de croyances, de législation et de langue, se trouvaient à cette époque prêtes à former un Etat de Provinces Unies. Leur nationalité, révélée par les troubadours, avait mûri rapidement au soleil des libertés locales....C'est toujours un grand malheur quand par surprise la civilisation doit céder le pas à la barbarie....La sève autochtone qui s'était épanouie en une poésie neuve, élégante, chevaleresque, la hardiesse méridionale qui émancipait déjà la pensée et la science, l'élan municipal qui avait fait de nos cités autant de républiques, la vie publique enfin circulant à grands flots dans toute la nation, toutes ces sources de politesse, d'indépendance et de virilité étaient taries, hélas! pour bien des siècles. Il faudra en effet des siècles pour qu'enfin des historiens commencent à s'intéresser sérieusement à cette période cruciale pour toute la moitié sud de la France. Ce n'est qu'au XXème S. que des études abouties sont publiées.
Voici comment en parle l'historien allemand moderne K. Hampe dans "Le haut Moyen-Âge" (traduit par Melle Desanti, Gallimard) :
La royauté française s'installe ainsi dans le sud du pays, et l'unité nationale fut renforcée par la destruction d'une civilisation pénétrée de beauté et avide de jouissance qui s'était développée à part... Les longues dévastations et l'intrusion des français, éléments étrangers, ont eu pour résultat de donner le coup de grâce à ce monde chatoyant, dans lequel se reflétait à la fois l'Antiquité, l'Orient et le Moyen-Âge féodal.
Enfin notre Alain Decaux, de l'Académie Française, qui ne peut être suspecté de connivence avec le sud, commettra cette diatribe sur ces destructions humaines, matérielles et culturelles absolument immorales, texte paru, tenez-vous bien dans "L'Education Nationale" (1966) :
Pratiquement la guerre s'est faite aussi bien contre les catholiques du Midi que contre les cathares qui n'étaient qu'une minorité. En réalité les catholiques du Midi ont pris parti pour la liberté de leur province contre les envahisseurs nordiques. Ce ne fut pas une guerre civile, le Comte de Toulouse n'était pas français. On apprendra, et cela pourra choquer, que les français se sont conduits comme des occupants. Ils ont massacré, tué, violé. En l'occurrence les français ce sont les SS. C'est très désagréable d'entendre cela mais c'est la vérité.
Après de tels témoignages de la réalité de ce que fut cette époque dans la région languedocienne, comment supporter, encore une fois, les tentatives actuelles de négation du catharisme; tentative d'oubli allant jusqu'à l'effacement de ce qu'il a représenté, militairement et religieusement, politiquement et culturellement, pour le plus grand bienfait du catholicisme comme de la politique royale puis républicaine, et ce jusqu'à nos jours !
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