Le Monde des AMIEL

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Des Amiel au XXème siècle 3

21 novembre 2011 · No Comments

Continuons donc à parler des Amiel au XXème S en abordant quelques figures des milieux artistiques, culturels et autre médias.

En peinture il y a lieu de citer Pierre Amiel , peintre non figuratif d’origine franco-chinoise mais roussillonnais de naissance, internationalement connu et toujours actuel; à St Quentin, dans l’Aisne, une peintre et historienne d’art du nom de Jacqueline Amiel, née à Alexandrie (Egypte) a ouvert une galerie d’exposition qui porte son nom, il y a quelques années. Bien avant, dans la première moitié de ce siècle nous devons noter Pierre-Antoine-Joseph-Louis Amiel appelé plus simplement Louis-Pierre Amiel; né à Lézignan-Corbières (11) il est élève à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts puis de Henri Royer dans son atelier du Bld de Clichy à Paris, du grand Jean-Paul Laurens et de Bouchard à l’Académie Jullian (école privée de Paris) dans les années 1920. Il s’installe à Montmartre dans ce quartier foisonnant de jeunes talents et obtient une Médaille d’Honneur au Salon de1930. Peintre impressionniste il peint avec art des natures mortes (« à la bouteille; au fromage et au raisin ») mais il sera surtout remarqué pour ses « nus » (« Nu de dos assis » ca 1920). Son oeuvre est empreinte de plastique,  que ce soit en peinture, pastel ou dessin, tout chez lui se ramène à la forme; en fait il est sans le savoir un véritable sculpteur, l’essentiel pour lui est dans la morphologie. Le Dr Girou a tracé sa biographie artistique dans un de ses ouvrages consacré aux célébrités audoises de son temps. Un vrai sculpteur ensuite en Jean Amiel: Nîmois et gardois contemporain il consacre son art à saisir des têtes de taureaux, l’animal roi de sa région.

Dans ce domaine je dois vous dire un mot d’un marchand d’art américain, très connu aux USA dans les années d’après-guerre et jusqu’aux années 1980 du nom de Léon Amiel. Personnalité majeure du monde de l’art, il était alors l’un des plus importants éditeurs d’art moderne outre-atlantique; proche de grands noms de la peinture européenne il sut obtenir de Marc Chagall, Salvador Dali, Pablo Picasso ou Joan Miro avec lesquels il entretenait des relations personnelles d’amitié, l’exclusivité de reproductions lithographiques authentiques signées de leurs propres mains et dûment numérotées, pour les USA. Grand spécialiste de cet art moderne il publia aussi plusieurs livres d’art à ce propos dans les maisons d’édition qui portaient son nom (« Amiel Book Distributors Corporation » et « Leon Amiel Publishing Incorporated »). Sa mort en 1988 permit à ses héritiers (son épouse et ses enfants) d’être à l’origine du plus grand scandale de ce milieu de l’édition artistique qui nous vaudra un bel article en perspective. Mais lui-même ne fut toutefois jamais inquiété à ce sujet, précision importante pour sa mémoire.

Nous sommes aux Usa restons-y pour dire un mot de ce réalisateur de films et de téléfilms qui se nomme Jon Amiel. Bien que britannique de naissance (1948) où il commencera à la BBC, à Londres par des montages et l’apprentissage des réalisations télévisuelles, il en devient une valeur sûre. Son premier film pour le cinéma en 1989, « La dame de coeur » décroche au Festival de Montréal le prix du Meilleur Premier Film; ce film passé quasiment inaperçu en Europe (pourtant montré à Cannes) l’entraîne vers l’Amérique. Son premier film là-bas « Tante Julia et le scribouillard » est remarqué par Hollywood qui l’embauche pour réaliser « Sommersby », le « retour de Martin Guerre » à la sauce ‘Guerre de Secession’. C’est un triomphe qui va le placer définitivement sur la scène hollywoodienne. Il réalisera ensuite le fameux « Copycat » ( un tueur en série est confronté à une flic de choc et à une profiler), puis « L’homme qui en savait trop… peu », comédie sur fond d’espionnage, sans oublier « Haute voltige » assez connu en Europe et il y a peu « Création », long métrage consacré à la vie personnelle de Darwin, où celui-ci est confronté aux opinions de son épouse à propos de ses travaux sur l’ évolution. Cette oeuvre au sujet très sensible chez les Américains a eu beaucoup de mal à voir le jour et n’est diffusée que par la voie des DVD. On ne peux que le féliciter de l’avoir réalisée malgré tous ces obstacles confirmant un certain caractère religieux traditionnellement attaché aux paroles mêmes de la Bible; observation assez anachronique avec ce pays de la modernité, de la science et du savoir. Cette Amérique a produit d’autres Amiel dans le même milieu et dans le théatre dans les années 1970, une actrice du nom de Léonie Forbes Amiel (Amiel est le nom de son mari le Dr Keith Amiel). Elle se produisit également au cinéma et à la télévision. Toujours en Amérique puisque nous y sommes, un mot sur Barbara Amiel, elle aussi anglaise d’origine et juive où elle naît en 1940, à l’enfance assez cahotique; elle part jeune étudier à Toronto, se marie plusieurs fois pour épouser enfin en 1992 Sir Conrad Black. Chroniqueuse auparavant pour plusieurs journaux canadiens ainsi que pour la chaîne de télévision CBC, elle obtiendra la Prix Edgar-Allan Poe pour son travail de journaliste. Ses origines juives l’amèneront à critiquer l’antisémitisme et l’anti-israélisme: on se souvient de la polémique déclenchée à propos de ses commentaires sur des dires d’un diplomate français à ce sujet en 2001. Et pourtant elle défendra un adepte du négationnisme historique ou un politicien d’extrême-droite français…!Chez les journalistes notons aussi le nom de Mohamed Ali El Amiel, arabe celui-ci, lybien de langue française établi à Tunis et travaillant pour l’Agence Jana au début de notre siècle.

Parmi les chanteurs populaires de ces dernières années outre-atlantique citons par exemple cet Amiel, noir connu à Atlanta et  à Washington DC aussi directeur général d’un label de disques PMW (Positive Music Worker) ou l’australienne Amiel.

L’Australie encore et enfin puisque je terminerai par là ma présente livraison avec un monsieur très respectable du nom de Charles Amiel: il est le seul que j’ai rencontré dans mes recherches à avoir passé le cap des cent ans de vie et, si l’on excepte le cas de Henri-Frédéric Amiel, le genevois du « Journal Intime », le seul à avoir confié ses archives personnelles  à une bibliothèque. Couvrant une large période de sa vie, de 1913 à 1979 c’est en effet la Bibliothèque Mortlock qui a la charge de sa conservation. Passionné d’aviron le Club d’Aviron d’Adélaïde fêta dignement le Centenaire de son plus vieux membre en 2007 (il s’en occupa pendant cinquante ans et ne céda sa place qu’à 96 ans!). Fils d’un émigré anglais il célébra ses six ans sur le bateau qui l’emmenait avec ses parents à Adélaïde où il demeura tout le long restant de sa vie. Banquier pendant près de cinquante ans, il prît sa retraite au début des années 1970 et ne cessa pas d’être quelqu’un de méthodique en tout durant son existence. Ilprenait intérêt (sans jeu de mots!) à tout et malgré son âge très avancé il fût toujours très gaillard comme resta vif son esprit. Très connu dans cet état d’Australie-Méridionale dont Adélaïde est la capitale, plusieurs journaux célèbrent son centenaire. Décédé à 101 ans en 2008, sa fille Helen a voulu créer en sa mémoire, « The Charles Amiel Trophy » pour récompenser « The Most Winning Junior Club Member » dès Mai 2008.

Retour en Europe pour la suite la prochaine fois dans cette saga des Amiel contemporains où nous verrons que le vieux continent n’est pas encore mort: bien que très âgé et bien fatigué sans doute, il est comme notre centenaire amielien, encore alerte, avec l’esprit vif et loin d’avoir dit son dernier mot (comme moi sur notre sujet).

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