Le Monde des AMIEL

Site sur les très nombreux AMIEL, par Jean-Louis et Cécile AMIEL

Le Monde des AMIEL header image 2

Amiel, Aemilius, Amali, traces toponymiques

22 mars 2011 · No Comments

La toponymie, l’autre grande science des noms propres, vient apporter ses connaissances quant à la propagation durable de notre nom en des lieux très divers topographiquement comme géographiquement parlant. Et cela, bien entendu, suivant les différentes origines linguistiques et historiques dont j’ai fait sommairement le tour précédemment. Nous retrouverons donc à travers l’inventaire partiel (donné ici à titre d’exemple pour le moment) les origines hébraïque, grecque, latine, gothe ou romano-occitane (dans l’ordre d’apparition chronologique). Nous verrons pèle-mêle que la plupart des ‘repères topographiques’ sont présents, la plupart des ‘monuments’ (en tant que réalisations humaines) aussi, et enfin que cette toponymie recouvre une partie notable de ce que l’on appelle communément l’occident en géographie (Europe et les anciennes colonies des vieux états de celle-ci).

C’est donc un peu un inventaire à la Prévert que ce qui va suivre, destiné à vous montrer le grand éventail de ces traces, dans les noms de lieux, de notre patronyme et de ses origines.

Le peuple juif (anciennement hébreu) s’est souvenu de ses vieilles origines; si le nom patronymique Amiel s’est apparemment perdu pendant des siècles, il refait surface dans le nom d’un nouveau village israélien du nom de Newe-Amiel (New-Amiel) situé près de la ville de Yokneam, sud -est d’Haïfa, nord du pays). La capitale de l’état juif, Tel-Aviv, s’enorgueillit de former les rabbins destinés à l’étranger dans une grande école religieuse du nom d’Amiel. Sautons la Méditerranée; un court arrêt en Grèce où, dans le Péloponnèse se trouvait, dans  l’Antiquité, la ville d’Amilius, en Arcadie, cette région ‘bénie des dieux’; de nos jours, dans la même presqu’ile, on trouve la petite cité d »Ayios Aimilianos »; il faudrait pousser jusqu’à Constantinople et voir la Porte Aimilianos, rappelant les temps antiques.

Traversons la Mer Adriatique, outre la ville de Migliano, en Calabre, ou d’Amelia, en Ombrie, on peut s’arrêter à Miglianico, dans les Abruzzes, et remontant la ‘botte’ s’attarder en Emilie-Romagne, cette région de la plaine du Pô où tant de souvenirs aemiliens nous rappelleront l’Antiquité et pousser jusqu’au Mont Emilius, en Val d’Aoste. Faut-il vraiment que je recommande une visite approfondie de Rome, la capitale du monde antique, où là aussi tant de traces visibles de nos aemiliens sont présentes (basilique, pont, portique, temples, quartier, palais et maisons, catacombes …); par l’antique via « Aemilia Scaura » longeons la côte tyrrhénienne, nous voilà en France, dans l’antique Provincia Romana; arrêt rapide pour le site à Port-Miou (non il n’y a pas méprise Miou vient de Milon qui lui-même vient d’Aemilius), ou à la Tour d’Amiel, à Soliès, dans le Var; remontons la vallée du Rhône, nous trouverons des lieux tels que ce quartier de Die, dans la Drôme, les Meillons (autrefois ‘Champs d’Ameil’), en Savoie, Milly (hameau du Chablais), Les Amiers (commune du Pontet), en Suisse romande les lieux-dits Millet (et dérivés); la France, avec l’Espagne est très riche en toponymie concernant notre patronyme, avec essentiellement l’origine latine, et gothe par suite (voir mon article à ce propos). Je ne peux citer dans ce seul article les très nombreux lieux (communes, lieux-dits, hameaux) : retenez seulement que dans les régions de langue d’oïl ces toponymes sont sous la forme Milly ou Amilly (même si l’on trouve un « Amiel »  à Omerville (Oise) et un autre près d’Epernon (Eure-et-Loir)), et dans les régions de langue d’oc, sous la forme générale d’Amiel ou Millac, Millau, Meillon, Meillac.

Je m’attarderai, tout comme en Provence, sur l’autre partie de cette Province Narbonnaise, qui fut la première région romaine hors Italie, et la terre d’élection principale des Amiel, l’ancienne Septimanie wisigothe (héritiers des romains, je vous le rappelle).L’Aveyron a pour préfecture Millau, sur le Tarn, qu’un Aemilius a permis de franchir. Le Gard conserve le souvenir de la vallée de Miliac dans l’ancien comté d’Uzès. Dans l’Hérault, on trouve le hameau d’Amiel sur la commune de Montblanc, des noms de domaines autour de Béziers tel celui d’Amillac ou  celui d’Amilhon à Servian. Le département de l’Aude offre, avec celui du Tarn voisin, une diversité remarquable: outre le col d’Amiel au-dessus de Quintillan, il y a un Pont d’Amiel à Caunes-Minervois, les vieux noms de Millegrand (le Grand et le Petit, à Trèbes), la Clause d’En Amiel et le Pech de l’Agnelle (après moult transformations!) à Narbonne, la ferme de Caramilles à Alet-les-Bains (mêmes raisons), l’ancien ‘Bosco Amelii’ devenu Pech de la Balfrège au-dessus du Val de Dagne, la ferme d’Amiel à Laroque-de-Fa, celle d’Amiel-Jeune à Talairan et autres Milhan ou Amillaux, Milhès, Milleret; un moulin d’En Amiel à Limoux (disparu), le ruisseau d’Amiel à Puivert et celui de Pamparamiel (dont le sens originel nous échappe!) à Lacassaigne (ref: Dictionnaire Topographique du Département de l’Aude de l’Abbé Sabarthés Impr. Nat. Paris 1912). Enfin un ‘Campmas d’Amyel’ a existé à Pech Arquinel (autre nom Al Breil) dans les alentours de Castelnaudary (Campmas signifiant ferme ici).

Dans le Tarn il y a lieu de noter le hameau d’Amiel (commune de Penne d’Albigeois) ce lieu présentant une localisation curieuse dans un boucle de la vallée du Tarn, avec une Grotte du même nom à ses pieds et une falaise d’escalade au-dessus (du même nom également); on trouvera également plusieurs autres lieux-dits de notre nom dont un à Briatexte,  un autre en forêt de La Grésigne, un quartier de Castres du nom de Lameilhé ou le nom de la ville de Mazamet (de Mas Amiel déformé en Mas Aïmat puis Mas Amet). J’allais oublier en Lauragais, cette région commune au Tarn et à l’Aude, le hameau d’En Amiel, sur la commune de Gardouch.

Forgé sur le nom Amiel il y a lieu de noter Fontamiel dont deux toponymes portent le nom, l’un en Dordogne (Ligueux), l’autre dans la Vienne, entre Adriers et Asnières-sur-Blour; ainsi que Peichamiel (aujourd’hui Peuchamiel) l’un des hameaux de Beynat, en Limousin.

Concernant l’origine purement chrétienne, notons St Emilion en Bordelais, Ste Meille et St Meillon qui ont pour origine les saints et saintes aemiliennes dont nous aurons l’occasion de reparler.

Enfin concernant les toponymes incluant un château, le plus poétique et inattendu est celui de Sire-Amé près de Bourges dont je vous raconterai un jour un peu l’histoire; il y a lieu de citer aussi le château Meillan en Bourbonnais.

La prochaine fois nous irons en Hispanie puis traverserons l’Atlantique pour visiter nos cousins d’Amérique. Un dernier saut vers Le Cap et l’Afrique du Sud terminera ce périple géographique aemilien, amielien et autre amalien.

Tags: Non classé

0 responses so far ↓

  • Il n'y a pas encore de commentaire, profitez-en !

Laisser un commentaire