Revision history for patrocomprom3


Revision [17885]

Last edited on 2019-09-16 10:02:55 by JeanLouis
Additions:
Rien à voir avec le précédent : celui-ci fut un "scriptor" de Pompéi, ainsi nommait-on ceux qui peignaient ou dessinaient, écrivaient, des "tituli picti"; il s'agit de peintres en publicités, souvent pour annoncer des spectacles donnés dans le colisée local ou faire la promotion de candidats aux élections. Il signait ses oeuvres éphémères de cette façon : "Aemilius Celer, seul sous la lumière de la lune, a écrit ceci" (CIL 4. 3884), en effet ces écritures se faisaient la nuit. Il a aussi commis des graffitis comme je l'indique plus loin. Il ne rechignait pas non plus à faire de la propagande électorale, par ex. pour son voisin "Les voisins de Lucius Statius vous prient de l'élire duovir à pouvoir judiciaire....son voisin a écrit ceci. Si vous effacez délibérément ces signes, vous pourriez tomber malade" (CIL 4. 3775) (cf. "The roman city" G.S. Aldrete, Greenwood Press, 2004). Citation que l'on pourrait traduire d'une manière plus actuelle mais en restant poli par "Va donc, gros jaloux, si tu sabotes mon travail, que la peste t'emporte !". Ses annonces furent de véritables œuvres d'art donc jalousées et bien souvent sabotées par des graffiti...de ses concurrents. Pour sa propre publicité il avait fait graver son nom sur les murs et par des panneaux fléchés il indiquait à ses clients potentiels comment arriver jusques chez lui !
Deletions:
Rien à voir avec le précédent : celui-ci fut un "scriptor" de Pompéi, ainsi nommait-on ceux qui peignaient ou dessinaient, écrivaient, des "tituli picti"; il s'agit de peintres en publicités, souvent pour annoncer des spectacles donnés dans le colisée local ou faire la promotion de candidats aux élections. Il signait ses oeuvres éphémères de cette façon : "Aemilius Celer, seul sous la lumière de la lune, a écrit ceci" (CIL 4. 3884), en effet ces écritures se faisaient la nuit. Il a aussi commis des graffitis comme je l'indique plus loin. Il ne rechignait pas non plus à faire de la propagande électorale, par ex. pour son voisin "Les voisins de Lucius Statius vous prient de l'élire duovir à pouvoir judiciaire....son voisin a écrit ceci. Si vous effacez délibérément ces signes, vous pourriez tomber malade" (CIL 4. 3775) (cf. "The roman city" G.S. Aldrete, Greenwood Press, 2004). Citation que l'on pourrait traduire d'une manière plus actuelle mais en restant poli par "Va donc, gros jaloux, si tu sabotes mon travail, que la peste t'emporte !".


Revision [16915]

Edited on 2019-01-20 17:28:02 by JeanLouis
Additions:
Lex Aemilia de Potestate Censoria de -434 (sur le pouvoir de censure) ; Lex Genutia Aemilia ; Lex Boebia Aemilia ; Lex Aemilia Sumptuaria (sur la limitation des dépenses somptuaires liées aux élections) de -115 conjointement avec la Lex Aemilia de libertinorum suffragiis (sur la répartition des citoyens par tribus) ; Lex Aemilia de dictatore creando (pour créer un dictateur) de -49 ; Lex Aemilia frumentaria de -78 du consul "révolutionnaire" M. Aemilius Lepidus qui oblige l'Etat à fournir aux citoyens cinq boisseaux de froment par mois; en Espagne le sénatusconsulte Aemilianum ; Lex Aemilia cibaria ; Lex Aemilia de terminis.
Une loi Aemilia de -361 a trait à la religion : Décrétée sous le consulat de Aemilius Mamercus elle ordonnait, parait-il au plus ancien prêteur d'enfoncer chaque année, aux ides de Septembre, un clou au Capitole, cérémonie propitiatoire par laquelle on pensait arrêter la peste et détourner les calamités publiques (cf. "Encyclopédie du XIXème S." T. XI; Paris, 1836-1853). Voilà un rite curieux à première vue mais il peut rappeler un rite très antérieur de Mésopotamie : on a trouvé dans les ruines des temples sumériens des cônes d'argile portant des inscriptions cunéiformes. Ces véritables clous votifs avaient soit une fonction commémorative (dédicace du temple à la divinité) soit une fonction propitiatoire, une véritable "fonction magique" en tous cas. Ils étaient enfoncés dans les murs du temple et donc souvent il s'agissait de demandes de protection ou d'intercession pour le roi et les siens, voire d'adjuration ou même d'imprécation vis-à-vis des ennemis. Peut-on voir un souvenir vague de ces pratiques magiques chez les romains ici ? De même peut-on rapprocher ce rite de celui, actuel celui-là, des juifs qui déposent dans les interstices du mur du Temple à Jérusalem des voeux adressés à Dieu ?
Deletions:
Lex Aemilia de Potestate Censoria de -434 (sur le pouvoir de censure) ; Lex Genutia Aemilia ; Lex Boebia Aemilia ; Lex Aemilia Sumptuaria (sur la limitation des dépenses somptuaires liées aux élections) de -115 conjointement avec la Lex Aemilia de libertinorum suffragiis (sur la répartition des citoyens par tribus) ; Lex Aemilia de dictatore creando (pour créer un dictateur) de -49 ; Lex Aemilia frumentaria de -78 du consul "révolutionnaire" M. Aemilius Lepidus qui oblige l'Etat à fournir aux citoyens cinq boisseaux de froment par mois; en Espagne le sénatusconsulte Aemilianum ; Lex Aemilia cibaria ; Lex Aemilia de terminis. Une loi Aemilia de -361 a trait à la religion : Décrétée sous le consulat de Aemilius Mamercus elle ordonnait, parait-il au plus ancien prêteur d'enfoncer chaque année, aux ides de Septembre, un clou au Capitole, cérémonie propitiatoire par laquelle on pensait arrêter la peste et détourner les calamités publiques (cf. "Encyclopédie du XIXème S." T. XI; Paris, 1836-1853).


Revision [16685]

Edited on 2018-06-14 10:25:15 by JeanLouis
Additions:
Bien que la coutume fut alors tombée en désuétude, on a gardé le nom de cette Aurélia Aemilia, qui, dans le royaume de Lydie, au IIème S. reçut d'un oracle le conseil impératif d'aller se prostituer dans le temple comme cela avait été la coutume de ses ancêtres ! (relevé sur une inscription de cette époque, publiée par W. M. Ramsay article "Inedited inscriptions of Asia Minor" in Bulletin de Correspondance Hellénique, 7, 1983, p.276); voilà qui réglait juridiquement comme religieusement ce genre d'activité professionnelle.
Deletions:
Bien que la coutume fut alors tombée en désuétude, on a gardé le nom de cette Aurélia Aemilia, qui, dans le royaume de Lydie, au IIème S. reçut d'un oracle le conseil impératif d'aller se prostituer dans le temple comme cela avait été la coutume de ses ancêtres ! (relevé sur une inscription de cette époque, publiée par W. M. Ramsay article "Inedited inscriptions of Asia Minor" in Bulletin de Correspondance Hellénique, 7, 1983, p.276); voilà qui réglait juridiquement comme religieusement ce genre d'activité professionelle.


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