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Un cas rare se pose avec la noble famille d'Aulon: Cette famille de chevaliers est d'origine berrichonne, très anciennement attestée, l'une de ses branches se fixera très tôt en Gascogne dès l'an 600. De parenté mérovingienne, elle sera proche des rois de cette race : le duc Olon de l'armée du roi franc Gontran, culbute le traître Gondebaud, fils naturel de Clotaire qui voulait se faire proclamer roi contre Gontran, lors de la délivrance du Lyon de Comminges, l'actuel St Bertrand de Comminges, au pied des Pyrénées centrales. C'est ainsi peu après 585 qu'une branche des Aulon de Bourges se fixe définitivement au pied des Pyrénées, l'autre restant dans le Berry. A l'époque capétienne, en l'an 1000, la famille d'Aulon, par ailleurs représentée aussi par deux villages de ce nom (31, 65) comptera des Princeps Potentes (grands seigneurs) notamment Amelius d'Aulon, issu des comtes de Rouergue, Comminges et Armagnac. Ils participeront à l'émergence et à la constitution politique, économique et sociale des comtés du sud-ouest ainsi qu'à l'élan religieux et de foi du début du 2ème millénaire par des donations à nombre d'abbayes et églises comme Lézat en 1026 ou Bonnefont (XII & XIIIème S.) des lieux sacrés dont on verra l'intense implication des Amelius de la région dans le même temps. Ce nom d'Amelius sera bien présent également en ce temps-là dans le Berry et le Bourbonnais proche comme on le verra également.
Selon une note concernant le cardinal Pierre Amiel et relatif à son origine audoise, l'auteur d'une étude sur son œuvre principale indique que //Le nom d'Amiel était très répandu au moyen-âge dans tout le Languedoc, et particulièrement dans les diocèses de Narbonne et Carcassonne.// (cf. art. de E. Perrier "D'Avignon à Rome Itinéraire de Grégoire XI..." in Mémoires de l'Académie des Sc. Belles-Lettres et Arts de Marseille 1908-1911; pp. 337 à 347). On ne s'étonnera pas que j'en fasse le centre de mes recherches, du moins pour l'époque du Moyen-Âge fort riche de documents....
Autour de 900 on trouve déjà des Amelius dans les Pays d'Aude ou le Comté de Béziers, fidèles des comtes locaux; à Sérignan un riche alleutier, aristocrate possesseur d'un domaine situé dans une ancienne villa gallo-romaine fait son testament en 983 (cartulaire de Béziers f° 189) ; bien que le patronyme soit encore rare vers l'an Mil sur la côte méditerranéenne, il sera plus connu dans le piémont pyrénéen, en Comminges, Razès, Carcassonnais où il appartiendra véritablement aux lignées comtales premières de ces régions (cf. Cartulaire des Trencavel 957/1214 dans lequel de nombreux actes nomment des Amiel) et se transmettra rapidement au Toulousain, à l'Albigeois, voire au Quercy et jusqu'au Massif Central. Un Amiel sera par ex. Viguier en 934 du vicomte de Rouergue (cf. "Francia Forschungen zur Westeuropaischen Geschichte" Deutsches Historisches Institut, Paris, 1982); ce 'vicarius déjà noté est bien le représentant comtal pour les questions judicaires de 1er niveau (basse justice) et de police; c'était le juge de paix et le commissaire de police de ce temps lointain, un homme de confiance parmi d'autres du pouvoir.
Deletions:
Un cas rare se pose avec la noble famille d'Aulon: Cette famille de chevaliers est d'origine berrichonne, très anciennement attestée, l'une de ses branches se fixera très tôt en Gascogne dès l'an 600. De parenté mérovingienne, elle sera proche des rois de cette race : le duc Olon de l'armée du roi franc Gontran, culbute le traître Gondebaud, fils naturel de Clotaire qui voulait se faire proclamer roi contre Gontran, lors de la délivrance du Lyon de Comminges, l'actuel St Bertrand de Comminges, au pied des Pyrénées centrales. C'est ainsi peu après 585 qu'une branche des Aulon de Bourges se fixe définitivement au pied des Pyrénées, l'autre restant dans le Berry. A l'époque capétienne, en l'an 1000, la famille d'Aulon, par ailleurs représentée aussi par deux villages de ce nom (31, 65) comptera des Princeps Potentes (grands seigneurs) notamment Amelius d'Aulon, issu des comtes de Rouergue, Comminges et Armagnac. Ils participeront à l'émergence et à la constitution politique, économique et sociale des comtés du sud-ouest ainsi qu'à l'élan religieux et de foi du début du 2ème millénaire par des donations à nombre d'abbayes et églises comme Lézat en 1026 ou Bonnefont (XII & XIIIème S.) des lieux sacrés dont on a vu l'intense implication des Amelius de la région dans le même temps. Ce nom d'Amelius sera bien présent également en ce temps-là dans le Berry et le Bourbonnais proche comme on le verra.
Selon une note concernant le cardinal Pierre Amiel et relatif à son origine audoise, l'auteur d'une étude sur son œuvre principale indique que //Le nom d'Amiel était très répandu au moyen-âge dans tout le Languedoc, et particulièrement dans les diocèses de Narbonne et Carcassonne.// (cf. art. de E. Perrier "D'Avignon à Rome Itinéraire de Grégoire XI..." in Mémoires de l'Académie des Sc. Belles-Lettres et Arts de Marseille 1908-1911; pp. 337 à 347). On ne s'étonnera pas que j'en fasse le centre de mes recherches, du moins pour cette époque fort riche de documents....
Autour de 900 on trouve déjà des Amelius dans les Pays d'Aude ou le Comté de Béziers, fidèles des comtes locaux; à Sérignan un riche alleutier, aristocrate possesseur d'un domaine situé dans une ancienne villa gallo-romaine fait son testament en 983 (cartulaire de Béziers f° 189) ; bien que le patronyme soit encore rare vers l'an Mil sur la côte méditerranéenne, il sera plus connu dans le piémont pyrénéen, en Comminges, Razès, Carcassonnais où il appartiendra véritablement aux lignées comtales premières de ces régions (cf. Cartulaire des Trencavel 957/1214 dans lequel de nombreux actes nomment des Amiel) et se transmettra rapidement au Toulousain, à l'Albigeois, voire au Quercy et jusqu'au Massif Central. Un Amiel sera par ex. Viguier en 934 du vicomte de Rouergue (cf. "Francia Forschungen zur Westeuropaischen Geschichte" Deutsches Historisches Institut, Paris, 1982); il s'agit du 'vicarius déjà vu; il est bien le représentant comtal pour les questions judicaires de 1er niveau (basse justice) et de police; c'était le juge de paix et le commissaire de police de ce temps lointain, un homme de confiance parmi d'autres du pouvoir.


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