Le Wiki des AMIELs MAS DU SIEUR AMIEL à SALSES (66):
Noté encore à la fin du XVIIIème S.
VILADEMULS (CATALOGNE ESPAGNOLE) :
Autrefois nommée Vilademil, ce village ne regroupe plus de nos jours que 5 hab. Il est situé à 25km de Girona. Son origine parait être Villa Aemilii, d'un colon hispano-romain: les documents du moyen-âge précisent bien cette origine par Villa Aemilii en 894, Villa de Amelio en 1017, Villa de Milio en 1226 et plus tard en 1703 Villa de Minio.
MAS AMIEL à MAURY (66):
Il s'appelait encore au début du XIXème S. "Domaine des Goudous" et appartenait alors à l'évêque de Perpignan. Voir fiche sur son histoire. Un "Ruisseau du mas Amiel" coule à travers le domaine viticole et arrose (si l'on peut dire) Maury et Tautavel (le fameux "Homme" de l'endroit qui vécut là dans sa grotte il y a 450.000 ans a sans doute bu de son eau, trempé ses pieds en pêchant ses poissons de ses mains ....
VILLAS AMIEL à PERPIGNAN (66):
Quartier et sa rue principale (de ce nom) constituant un véritable îlot de verdure en plein coeur de la ville. Alors que la gestapo était installée dans le même secteur entre fin 1942 et mi-1944, une maison du quartier servit de cache à la résistance française pour abriter des officiers anglais et de lieu de rencontres. Ce nom d'Amiel est relatif à Etienne Amiel et son fils, architectes du département et de la ville au XIXème S.
MILLA (CATALOGNE ESPAGNOLE):
Localité de l'arrondissement d'Ager, 'part. jud.' de Balaguer qui tire son nom d'Aemilianum, toponyme formé d'après un Aemilianus (surnom aemilien) pour lequel a été déformé le suffixe 'anus' en indication de lieu 'anum', procédé habituel de création d'un toponomastique.
(=> "Etudes de toponymie catalane" P. Aebischer Inst. d'Estudis Catalans Barcelona 1926).
LA RESCLOSA DE L'AMIEL (CATALOGNE ESPAGNOLE):
Lieu-dit de la municipalité de Vilafant, au sud immédiat de Figueres. C'est un endroit baigné par l'eau du Manol, de nos jours dans la zone d'urbanisation de Las Forques, sur lequel fut établi, au XVIIIème S. un "Moulin de l'Amiel" de grandes dimensions, où l'on écrasera à notre époque, depuis 1947 des olives, et dans lequel était inclue la demeure des propriétaires. Du XVIIIème à la fin de la 2ème guerre mondiale on y a moulu le blé. Toute l'eau de cette contrée était contrôlée par une tour (où passait cette eau?) qui portait aussi le nom de cette famille Amiel.
(=> "El trull dal Moli de l'Amiel" in "Memoria d'una industria desapareguda: La bobila d'en Soler". Mémoire de maîtrise de M. Pilar Sanchez Jimenez, Univ. de Gerone 2008).
AMELIE-LES-BAINS (66) :
Le nom de cette station thermale roussillonnaise toujours en activité a été popularisé par le nom de Marie-Amélie, dernière reine de France car épouse de Louis-Philippe Ier, mais il se peut bien aussi que le nom ait subi depuis l'antiquité une déformation assez tortueuse il est vrai ayant pour origine le nom du dieu Niskas, Niskat ou Nikasa, génie ou dieu de ces eaux (car son nom est suivi du mot 'rogamos' soit 'nous le prions' sur un artefact), un nom selon les uns gaélique, celte, pour d'autres plutôt à consonance grecque mais d'écriture romaine. Du terme de "Niskas Aquises" déchiffré sur une tablette il se peut que l'on n'ait conservé que Aquises; ce terme, nom proche du latin Acqua, l'eau, a pu se transformer bien plus tard sans doute en Aemilia, on va voir comment. Si le nom du triumvir M. Aemilius Lepidus qui, en -44 gouverna alors la Narbonnaise, peut avoir été ainsi mis à l'honneur selon ce que l'on constate pour ce temps-là en d'autres lieux, tout simplement pour attirer ses bonnes grâces, il se trouve surtout que le nom de la gens via sa notation féminine d'Aemilia a été lu sur des lames de plomb antiques lors des travaux effectués dans les sources au XIXème S. : serait-ce plutôt un hommage à quelque Aemilia qui aurait contribué à l'édification ou plus tard à la restauration de ces antiques thermes ? Il est certain en tous cas qu'Amélie est bien une des traductions modernes d'Aemilia comme prénom de baptême. A moins encore qu'il ne suffise de remonter au VIIIème S. où l'on sait qu'en 778, du temps de l'aprision carolingienne (cf. cette époque), un petit groupe de moines bénédictins arriva d'Espagne sous la conduite de leur abbé Castellanus, parmi eux il y eut Bassilius et... un Amelius. Et l'historien ne manquera pas de constater une sorte de pied de nez de l'histoire, car il verra l'homonymie évidente entre Castellanus et Amelius avec des personnages qui, 1100ans plus tard, jouèrent un rôle important pour l'avenir de la station thermale et la commune : le maréchal de Castelnau et la Reine Amélie bien sûr.
(=> notamment "La Gaule thermale. Sources et stations thermales et minérales" Dr E. Percepied; Paris, Plon, 1908; "La Gaule Thermale" L. Bonnard, Paris, Plon, 1908 : l'un a copié sur l'autre !).
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