Le Wiki des AMIELs Une POESIE en PATOIS pour commencer :
C'était encore le temps où l'occitan n'était pas reconnu comme langue; le français réaffirmé comme langue de la France depuis la Révolution s'était imposé et avait définitivement croyait-on relégué les autres langues parlées depuis des siècles par les régionaux au rang de simples idiomes arriérés. La graphie de ceux qui tenaient à s'exprimer dans ces langues s'en tenait à une sorte de phonétique faute de mieux. Ce n'est que dans le dernier quart du XIXème S. que des érudits historiens et linguistes retrouvèrent progressivement la belle langue qui avait tant brillé en Occitanie au moyen-âge et que l'on parlait toujours.
L'extrait que je vous retranscris tel quel cite l'une des origines probables de notre nom, bien ancrée encore dans le terroir tout comme la langue qui en parle, celle relative à l'amandier, ce bel arbre qui fleurit le premier, annonçant le printemps, et qui donne surtout un fruit aussi délicieux qu'il peut autant être amer et même dangereux, absorbé en quantité.
Ecrit par M. Ceren dans le recueil "Ma museto, poésies languedociennes" (publié par Labouisse-Rochefort à Toulouse en 1847).
NB: Les traductions en français sont de l'auteur et bien qu'en cette langue les vers soient harmonieux et qu'ils riment, ils ne reflètent absolument pas ni la poésie ni la finesse et la précision de la vieille langue d'oc) :
Al retour del printemps, quand tout se rebiscoulo, (Au retour du printemps, quand la vie à flots coule,)
Que l'ameillé flourits, é que l'amour roucoulo, (Que l'amandier fleurit et que l'amour roucoule,)
Que l'on entend de leng, respoundre al roussignol, (Que l'on entend de loin répondre au rossignol,)
Lou cascadis del riou, que coulo à bel rajol,.. (Le ruisseau qui caquette harmonieux et fol,... )
Cet amandier si commun dans les paysages où les Amiel ont vécu et vivent encore, beaucoup l'on cultivé, s'en sont nourri et les lieux qui suivent peuvent nous rappeller par leurs noms autant notre arbre tutélaire que nos anciens.
BOSCO AMELII ou PECH DE LA BALFREGE:
Le mont dit Pech de la Balfrège est un vieux "Bosco Amelii", un bois des Amiel, situé dans l'Aude, dont la localisation est trouvée grâce aux historiens locaux l'Abbé Sabarthès et Mahul. Le nom latin du lieu-dit est "Valle Frigida", la vallée froide (sans doute toujours à l'ombre, exposée aux intempéries ou,et au vent), elle est située au "Terroir de Domneuve" selon le Cartulaire des Templiers de Douzens, son nom s'écrit aussi Valfrège (graphie plus française). Les archives de Malte (III,13) ajoutent que le Pech de Valfrège (390m d'altitude) est "alter vocatum Podium de Bosco Amelii" en 1316, ce qui certifie la relation entre ces deux noms et l'utilisation du toponyme Valfrège à partir de cette date seulement. Pour localiser le lieu Mahul ajoute qu'une métairie porte le nom de Valfrège, sur le territoire de Montlaur. On peut alors le localiser plus précisément vers les confins des communes de Montlaur, Arquettes-en-Val et Pradelles-en-Val. Du temps de son premier nom aemilien, peut-être, en tous cas durant les premiers siècles de notre ère, ce lieu constituait une communauté gallo-romaine comme le lieu proche de Congoust (dont de belles gorges portent encore le nom), mais dès le Vème S. les communautés environnantes (de taille bien modeste sans doute) furent absorbées par la plus importante, celle de Mata, qui devint Montlaur. Enfin une déposition relative à un "Bois d'Amiel" dans les registres de l'Inquisition est citée par M. Roquebert dans son "Epopée Cathare" (Vol. 4 Privat 1995) peut-être s'agit-il de ce lieu?
(=> ref aussi des lieux suivants, pour partie: "Dictionnaire topographique du département de l'Aude" Abbé Sabarthés Paris Impr. Nat. 1912).
CARAMILLES:
Il s'agit d'une ferme située sur la commune d'Alet-les-Bains; le nom pourrait dériver du nom d'homme Amille ou Aemilius latin précédé du préfixe Car (1729) ou Cal(plus ancien 1594). Autre forme ancienne celle de Caramièles, pouvant préciser l'origine possible de "Cher(s) Amiel(s)", le préfixe Car étant donné par Dauzat comme dérivant de "Cher" ou alors de "char", fabricant de char, mais dans ce cas il aurait fallu déposer le modèle de cette marque ! La racine pour ce 'car' peut, plus sérieusement à mon humble avis, provenir du celte 'pierre, rocher' comme dans Carcassonne.
Un autre domaine de ce nom se trouve (-ait ?) à St Martin de Cassagnoles (30).
CLAUSE D'EN AMIEL:
Lieu-dit de la commune de Narbonne, indiqué en occitan aussi "La Clauza Namiel" ou "Las Clausas d'En Amiel" en 1363 dans le Compoix de la ville. Remarquez la correspondance entre N de 'Namiel' et En de 'En Amiel': Ces deux écritures indiquent d'une façon très abrégée l'appellation respectueuse d'usage et de civilité que l'on nomme de nos jours 'Monsieur' abrégé en 'Mr'. Quant à 'Clausas' il s'agit là du latin 'clausus' qui a donné 'clos' en français.
MILLEGRAND (et MILLEPETIT, MILLERET):
Millegrand est de nos jours un grand domaine sur la commune de Trèbes qui fut au moyen-âge un prieuré et dont l'origine est gallo-romaine. Il s'agit peut-être ici du relais nommé "Mutatio Tricensimus" de l'Itinéraire d'Antonin (p.549, station n°VIII), sur la Voie d'Aquitaine (Narbonne à Bordeaux) du temps de l'Empire Romain. Ce lieu est en tous cas celui d'une villa gallo-romaine nommée du nom de son propriétaire, un Aemilius d'où le toponyme Aemilianum contracté ensuite par aphérèse et recul de l'accent en Milianum (cf "Onomastic Totius Latinitatis" J. Périn Padoue 1940). Les plus vieux documents conservés citent la "Villa Milianum" en 908 (cf "Histoire du Languedoc" Ed Privat Toulouse); "Villa Emilianum" en 951 (cf Mahul II,225). Dans les Archives de l'Aude on note Melhanum, Mellianum en 1108. La Galla Christiana elle, cite "St Andrae de Milhano" et "Villa Milam" en 1119 (cf VI, Instr., c.434). Plus tard on trouvera "de Milha" en 1369, "Mila" en 1521. Le lieu élargi qui comprend aussi depuis ces temps les divisions de "Millepetit" et "Milleret" (diminutifs correspondant à ces divisions) sera ensuite cité régulièrement (a/c de 1681) via les toponymes de Milhano, Millano, Milhiau, Millano et enfin Millegrand.
(=> pour partie "Toponymie Générale de la France" Vol 1 E. Nègre).
AMIEL:
Ferme de la commune de Laroque-de-Fa en pleines Corbières proche du Col de Bedos apparemment. On trouve dans cette commune de nombreux Amiel; en 1751 (Arch. dép. Aude C447) un état des chefs de famille établi pour la capitation (impôt par tête d'habitant) en indique plusieurs (avec leur imposition familiale) : Bertrand Amiel laboureur (6 livres, 10 sols), Estienne Amiel (laboureur (6 livres et 15 sols), Jacques Amiel laboureur (3 livres 10 sols), Arnaud Amiel laboureur (3 l 15 s) Louis Amiel berger (2 livres 10 s) Louis Amiel, fils de Jacques, valet (1 livre 15 sols), liste par laquelle on peut voir l'état social de cette communauté moins de 50 ans avant la révolution.
AMIEL-JEUNE:
Bergerie située à Talairan, dans les Corbières dont le complément au nom semble désigner une propriété d'un Amiel-fils afin de pouvoir la distinguer de la propriété de son père.
COL D'AMIEL, BERGERIE et SOURCE D'AMIEL:
Col (altitude 378 m) situé sur la route entre Quintillan et Palairac, en pleines Corbières, du nom du propriétaire terrien de l'endroit dont une Bergerie en ruines proche porte encore le nom (côté Quintillan) ainsi qu'une source du même lieu (l'un des six captages qui alimentent en eau potable les habitants de Quintillan). Les terrains environnants sont d'époque silurienne. Un sentier de randonnée (boucle depuis Quintillan) permet de découvrir cet ensemble. Précision enfin: il y a eu toujours des Amiel à Quintillan: un des membres de cette famille fut même élu bayle (maire) au XVIIIème S. il s'appelait Joseph Amiel (ou d'Amiel); il est le plaignant en 1715 dans une procédure criminelle pour une dépaissance indue dans sa pièce de terre des Pesquiès; un autre fut ruiné par des inondations en 1774.
MELIES :
Lire [mélièss]. Ce toponyme est celui d'une métairie de la commune de Pomy (près de Limoux). Le cartulaire du diocèse de Narbonne, au temps de son dernier archevêque, Mgr Dillon, le nomme en 1763, Milliès; il s'agit bien d'une forme de Milhès ci-dessous. Le patronyme Méliès est aussi particulier à la même région audoise (voir ce patronyme, page apparentés II).
LES AMILLAUX:
Située dans le Lauragais, commune de Puginier, cette ferme est notée sur la Carte des Rigoles du Canal du Midi dont ce lieu est proche, "Amilliots" et un peu plus tard, en 1781 "Amilhots" (cf Archives du Diocèse de St Papoul). Enfin le Cadastre du XIXème S. le nomme "Amilhous". Toutes ces formes concordent pour voir en ce nom un diminutif très occitan d'une famille Amiel qui possédait là une propriété ancestrale, désignant peut-être ses enfants. Le même toponyme se trouve à Ste Eulalie d'Olt (12) où il désigne un hameau.
MILHAU:
Plusieurs fermes portent ce nom dans l'Aude: à Caudeval (Kercorb), Paraza (Lézignanais), Ste Camelle (Piège) ou encore à Pennautier (Carcassonnais); dans ce dernier lieu il est nommé ainsi en référence à une fontaine de ce nom depuis au moins 1262: "Ad Fontem Milanum" ou encore "Fons Milanus" (cf "Histoire du Languedoc" Ed. Privat Toulouse).
MILLANE :
Bergerie qui était sur la commune de St Pierre-des-Champs, dans les Corbières.
MILHES:
Ferme de Montmaur en Lauragais (accent grave). Comme les autres toponymes commençant par 'mil' il s'agit pour les cas cités d'adaptation par aphérèse du roman Amelius, la forme 'll' traduisant vocalement en français le latin 'ili' est ici comme dans les autres cas aussi notée 'lh' en occitan.
MILHERE:
Lieu-dit du hameau de Vendemies, commune de Limoux cité tardivement en 1778. Une forme originale à rapprocher de Lamillarié (81) ?
MILLES: lire [millès] :
Deux fermes de Clermont-sur-Lauquet, en St-Hilairois portent ce nom (accent grave). L'accentuation bien fragile permet toutefois d'écarter l'origine habituelle en relation avec la mesure de distance.
MILLERET:
Noté avec Millegrand, ce domaine de sa mouvance est sur la commune de Badens contiguë. La plus ancienne mention est "Millanello" en 1119 (cf "Gallia Christiana" VI, Instr., c 434) car il y eut là un prieuré comme à Millegrand, actif jusqu'au XVIIème S., et l'église St Pierre verra évoluer son vocable en de"Miliano", "Milharet", "Milaret", enfin "Milharet à nouveau en 1781 où désormais elle ne sera plus citée. Ces références correspondant à celles de l'église de Millegrand, on peut penser que les deux prieurés étaient liés, les suffixes "-grand" et "-ret" désignant peut-être même un lien de subordination de l'un sur l'autre.
MOULIN D'EN AMIEL:
Appelé aussi "de Namiel" en 1279 (voir plus haut explication de la civilité), il s'agit d'un moulin à eau (disparu) situé sur la rive droite du fleuve Aude, au-dessus du Moulin de la Porte, près de la ville de Limoux (peut-être du côté du quartier de 'la petite ville').
REMARQUE TOPONOMASTIQUE AMIELIENNE OCCITAN/FRANCAIS:
L'évolution onomastique d'Aemilius latin en Emile français n'a eu aucune prise en toponymie: A ma connaissance aucun toponyme n'inclut dans cette langue cette évolution, non seulement en partie traditionnellement 'française' ou plutôt 'non occitane' mais aussi dans les régions de langue occitane. Ce qui est loin d'être le cas de l'évolution Aemilius/ Amiel en occitan: Non seulement cette évolution est amplement référencée dans tous les pays de langue d'oc mais est présente chez les françimans (les français nommés en occitan) par deux toponymes à Omerville (Oise) et près d'Epernon (Eure).
PECH DE L'AGNELO (AGNELE en français):
Cette croupe rocheuse de calcaires dolomitiques lacustres des terrains jurassiques de 110 m d'altitude (la mer n'est qu'à ~ 15 km) est située à l'ouest immédiat de la ville actuelle de Narbonne, sur le côté gauche du défilé de Cap-de-Pla (face au massif portant la tour de l'ancien télégraphe Chappe) en sortant vers Toulouse; il constitue ici l'une des dernières avancées du Massif des Corbières du nord-est. En face du massif qui portait le télégraphe optique, dominant la ferme de Crabit, ce nom d'agnelle qui fait plutôt penser à la brebis (et ces animaux ont en effet longtemps brouté dans les garrigues de la région) n'a en réalité aucun rapport avec elle. L'origine du nom est un peu plus originale et plaisante à raconter. Pendant longtemps et à partir du début du XVème S. cette montagne porta en occitan le nom "lo Pueg de N'Amiela", ce qui indique en français "le mont de la femme de Monsieur Amiel". On saura que cet Amiel, Bernard Amiel, fut un riche bourgeois de Narbonne au XIIIème S. Indifféremment on employa les synonymes de 'puech' ou 'podium' "de Namiela", "N'Amiela" ou "d' En Amiela" (c'est bien la femme d'Amiel en occitan) et c'est insensiblement, génération après génération de scribes locaux peu au fait de l'orthographe originelle et se fiant uniquement à la sonorité du vocable, que l'on parvint à l'orthographe francisée et toujours actuelle de "Agnele", ce nom comme on l'a vu correspondant par ailleurs parfaitement avec les usages des éleveurs ovins de la région (autrefois).
(=> compte-rendu de la séance du 3/4/1900, étude de Mr Alphonse Blanc publiée dans la "Revue des Langues Romanes"sous le titre Narbonensia 397 "Toponymie et étymologie populaire" se rapportant aux "modifications apportées à plusieurs locutions du dialecte narbonnais aux XV et XVIème S." de la Commission Archéologique de Narbonne T. VI Narbonne Caillard 1900 et Vol. XIV 1916).
- Ce nom moderne est souvent cité dans les archives narbonnaises de la renaissance : Quand on redoutait une attaque de routiers (ce qui fut courant alors) on plaçait au sommet de ce pech, véritable vigie sur la ville, des sentinelles qui correspondaient par signaux avec celles placées sur les clochers des églises St Paul-Serge et St Just afin de signaler le danger potentiel venant du côté de Carcassonne ou des Corbières et s'en prémunir en fermant les portes.
- Une grotte nommée "Trou des Aigues" (des eaux) sans intérêt écologique se trouve en cet endroit. C'est enfin un site bien connu des botanistes, depuis l'abbé Pourret au XVIIIème S., comme des chercheurs de fossiles marins. On y trouve en effet la camomille renflée (anthemis incrassata), le silené d'Italie, l'amarinthe à fruit lisse (cachris lavigata), la valeriana tuberola, ou la paronique à feuille de serpolet; mais on peut aussi y rencontrer la mygale de Narbonne (tarentule) à la morsure dangereuse !
"RUISSEAU D'AMIEL":
Ruisseau de Puivert assez important au XVIIIème S. puisqu'il est question alors d'un 'moulin à scie' pour débiter les bois de la Forêt de Puivert à y installer dans les années 1757-1781, période où Jean-François de Roux en fut le seigneur, lequel demanda l'autorisation royale d'installation et d'exploitation. Il est indiqué dans l'ordonnance signée à Fontainebleau que ce ruisseau se localisait en bordure est de la terre de cette seigneurie; ce nom inconnu de nos jours peut correspondre à plusieurs ruisseaux comme celui des Tougnets, des Prés de l'Eglise, le plus important étant celui de Faby. La carte de Cassini, ne mentionnant pas le nom des cours d'eaux, n'est d'aucun secours à ce sujet.
(=> "Lettres patentes du Roi" in "Archives de la Haute-Garonne antérieures à 1790. Inventaire sommaire" Tome V 1965).
Le "PLANTIER DES AMIELS" :
Lieu-dit qui a existé dans les environs de Molandier et Gaudiès, de nos jours aux limites de l'Aude et de l'Ariège, dans la Piège. Ce "plantier" qui semble désigner une pépinière, une plantation à demeure, est cité dans un partage des frères Fort en 1250; elle concerne cette petite région tournée plus vers l'Ariège que l'Aude, une région disputée longtemps entre les comtes de Foix, de Toulouse et vicomte de Carcassonne, que l'on nomme l'Agarnagués, Pays de Beau-Puy ou de Belpech.
(=> "Mém. de la Soc. Arch. du Midi de la France" T.XIV, 2ème série; Toulouse, Privat, 1889).
PAMPARAMIEL:
C'est un ruisseau peu important d'une longueur négligeable, discret même, insignifiant en somme et pourtant il est entré dans l'histoire, locale s'entend. Il coule, (quand il coule!) sur la commune de Lacassaigne (au bas de Fanjeaux, en Lauragais).Au XVème S. on l'écrit "Pamparamielh" dans une Reconnaissance du Monastère de Prouille (Prouilhe alors également) en 1468. Mais quel curieux nom pour un si petit ruisseau qui se jette très rapidement dans la Preuille (du nom du monastère proche de Prouille) ! C'est aussi le nom du lieu-dit où il coule; on peut y randonner facilement sous ses frais ombrages et sa petite vallée étroite vite traversée. L'origine de ce nom est une énigme; on peut évoquer plusieurs pistes pour l'expliquer.
- Si l'on se situe dans l'orbite linguistique occitane :
° La syllabe "par" (en français part) désigne en occitan une part-ie d'un bien qui ap-part-ient à quelqu'un;
° Un "pam" est un étymon lié à la "main" mais peut aussi désigner une terre éventuellement repérable à quelque rocher, pourquoi pas creusé (balme) ou pas. Le "pam" c'est aussi le "quartier d'un terroir" (ou d'une ville);
° Donc Pamparamiel peut être vu comme étant un quartier de terroir appartenant à un Amiel, le toponyme aurait donc donné son nom à l'hydronyme ?.
(=> "Dictionnaire languedocien-français ou choix des mots ...." de l'Abbé de Sauvages; Nouvelle édition T. II, Alais, 1821) et Dict. Analytique et Etymologique des Idiomes Méridionaux" de L. Boucoiran, T. III (M-Z) 1898; Paris, Welter).
- Mais à l'inverse, Pampara peut avoir pour origine l'hydronyme directement:
° Une source d'eau de ce nom est située à Dax (très connue car embouteillée), une fontaine de ce nom est, elle, située à Orthevielle près de Peyrehorade, toujours dans les Landes et enfin un ruisseau de Pampara existe en Corse. Dans ce cas donc c'est le ruisseau qui aurait donné son nom au lieu-dit, toujours possédé par un Amiel.
° Il y a lieu surtout de rapprocher Pamparamiel d'un toponyme comparable nommé Fontaramiel situé à Lescheroux (01); ce nom situé en zone de parler d'oïl semble désigner pour ces deux toponymes définitivement un pur hydronyme ! (voir page toponymes français).
Pour être complet il faut préciser que l'Amiel tenancier des terres en question semble être un Amiel du Mortier dont je parle dans la partie Amiel haut moyen-âge. Il apparait bien en effet que ce soit sur les terres du domaine du Mortier toutes proches (nom et domaine toujours actuel bien que divisé en deux entités) que prend sa source le maigre ruisseau de Pamparamiel.
MAISON AMIEL à CARCASSONNE:
Située dans la ville basse (et non pas la Cité) cette maison contiguë à la maison Gavoye (? nous-dit-on) renferme l'une des tours à facettes ou tours octogonales de la bastide St Louis. Plusieurs autres édifices bourgeois de la Bastide St Louis possèdent aussi de telles tours (dont les hôtels particuliers édifiés entre les XV et XVIIèmes S.). Mais ici il s'agit avec certitude d'une tour de clocher, donc il y eut là auparavant un établissement religieux.
(=> "Histoire de Carcassonne ville basse et Cité" L. Fédié Pomier, Carcassonne 1888).
MAISON D'AMIEL à VILLEGAILHENC:
Actuellement transformée en un beau gîte, cette grande maison construite par la famille Amiel en 1860, a vu naître en 1888, l'écrivain de théâtre Denys Amiel. Le rez-de-chaussée conserve certains souvenirs trouvés lors de la restauration de l'immeuble.
"CAMPMAS D'AMYEL" :
En Lauragais le mot "campmas" serait la forme ancienne locale pour 'hameau' pris au sens strict de groupement de bâtisses, et qui a abouti à la notion de "borias" ou fermes constituées le plus souvent d'édifices agricoles et d'habitation, du "sol" (aire de battage), étang, terres labourables, vigne et prés. Ce lieu-dit appartenant à un Amiel a effectivement existé sous l'ancien régime à "Pech Arquinel" (aussi nommé "Al Breil", et est localisable de nos jours soit à proximité du "Domaine de Douanes" (route de Mas Stes-Puelles, sud-ouest de Castelnaudary) soit près de la route de Revel (nord de la même ville).
SARRAT D'AMIEL :
Colline et voie de la commune de Courtauly; il y eut un seigneur de ce lieu dans le dernier tiers du XIIème S. qui se nomma Guillaume Amiel.
TOPONYMES RELATIFS AUX JUIFS :
Les vocables de certains toponymes audois permettent de repérer exactement les sites où vinrent se fixer les premières colonies juives : Dès 965 il y avait à Montséret, au lieu-dit 'Les Clauses' un 'Pratum Judaïcum'. On trouve les formes Jousive (désignant un Allodium Judaïcum, un alleu juif) et les lieux 'Jouis', Jousious, Jousieux (les Juifs) à Argeliers, Berriac, Carcassonne, Pradelles-Cabardès, Fontiès d'Aude, Lézignan et Pouzols. A Carcassonne comme à Narbonne, le cimetière juif était sur une éminence: 'Pech Judaïc' à Carcassonne, aussi appelé 'Mato-Jousios' (tue-les-juifs' en occitan) qui semble avoir été placé au sud-est de la Cité; à Narbonne la nécropole juive (au sud-est des remparts) a pour qualificatif 'Mons Judaïcus', forme identique au 'Montjuich' de Barcelone. Près de Narbonne, à l'est se trouvait même un Villejuif (Villa Judaïca) entre les terroirs de Moujan, Ricardelle & du Vesc. Au nord devait se situer un 'Clos Judaïque' (Clausus Judaïcus) près de l'ancien chemin qui menait à Coursan. La communauté juive des Scalae d'où provient même le nom de la commune d'Escales est citée dès 1096, seul le Ruisseau des Juifs a conservé une autre trace de leur présence ici. A 4 km seulement de là, à Tourouzelle, on note une rue des Jeiches (tout comme à Pézenas, Bagnols/Cèze ou Posquières dans l'Hérault). A Alet-les-Bains existe une Rue de la Juiverie, c'est la plus longue rue de ce vieux bourg audois qui fut même le siège d'un diocèse; et une maison dite de Nostradamus (qui était d'origine juive et dont la famille serait de l'endroit) conserve dans une poutre de sa façade, une étoile de David.
On doit ici remarquer que lorsque les juifs ont voulu s'intégrer complètement à la société, il choisirent souvent de se nommer tout simplement du nom du lieu où ils vivaient; ainsi on trouvera des Toulouse, Carcassonne ou Narbonne; l'exemple le plus significatif est sans doute celui de Karsenty. Ce patronyme juif assez connu a pour origine probable des "carcassenti" c'est à dire des carcassonnais, habitants de Carcassonne, qualificatif de forme latine qui, par déglutination de la syllabe centrale -ca aurait pris cette curieuse forme. Cette habitude sera finalement supprimée après la Révolution; en effet la faculté de prendre de tels noms toponymiques leur sera interdite par Napoléon Ier lorsqu'il les obligera à prendre un patronyme.
PONT D'AMIEL à CAUNES-MINERVOIS:
Pont en fer construit par l'ingénieur perpignanais de ce nom au début du XXème S. pour le tranway reliant Lézignan-Corbières à Caunes via plusieurs communes importantes de la plaine viticole du Bas-Minervois comme Trausse dans l'Aude, La Livinière, Cesseras, Azillanet, Beaufort et Olonzac dans l'Hérault, enfin Homps Tourouzelle dans l'Aude à nouveau. Le Pont d'Amiel sert à passer la rivière torrentueuse de l'Argent-Double qui, lors de fortes pluies peut être dévastatrice (ce pont a été endommagé en 2011). La gare terminus était située peu après ce pont et disposée assez proche du terminus d'une ligne ferroviaire cette fois qui reliait Caunes à Carcassonne. Malheureusement le tramway comme le train n'ont servi que quelques décennies, le développement de l'automobile, du transport par autobus pour les voyageurs comme du transport des marchandises par camions n'avait pas été prévu; beaucoup de travaux pour peu de temps d'exploitation, déjà une gabegie d'argent public...et qui n'a pas touché que ce département !
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