Le TROUBADOUR BLANCASSET chante AMIEL D'AGOUT :
Des troubadours ont composé des œuvres partout en Occitanie; ainsi dans le Comté de Nice Blancasset dans la 2ème moitié du XIIIème S. On n'a conservé de lui que cinq pièces en vers dont un sirventés en couplets monorimes. Il y implore les seigneurs de Curban, dont Amiel d'Agout d'engager leurs troupes car "guerre me plaît" (1er couplet), "A Sire Agout" (2ème), "A Sire Amiel je prie" (3ème) dont voici le texte (et sa traduction en français) :
"A'n Amieu prec, lo seinhor de Curban, ( A Sire Amiel je prie, le seigneur de Curban,)
Q'el en pes tenga la guerra e'l masan, (Qu'en poids (ou en pensée) il tienne la guerre et le tumulte,)
Qe n'aion ops elm et escut e bran; (Que n'aient besoin (manque) heaumes et boucliers et épées;)
E'l bon guerrier doblon lur prez ugan. (Et que les bons guerriers doublent leur valeur cette année.)
A ambdoc dic, en chantan lausor gran, (A tous deux je dis, en chantant grande louange,)
Pero us dels mi veira a son dam." (Pour ce l'un d'eux me verra à son dam.)
(=> "Annales de la Soc. des Lettres Sc. & Arts des Alpes-Maritimes" T. V; Malvano à Nice & Champion à Paris, 1878).
Un famille AMIEL prétexte à des RECHERCHES MEDICALES :
Une famille Amiel atteinte de formes très précises et congénitales de "paraplégie spasmodique familiale" a été étudiée et fait l'objet d'une publication médicale, une contribution histopathologique dans "Acta neurol. belg. 51" par L. Appel & L. Van Bogaert.
ODE à ROME et ses GRANDS HOMMES de la REPUBLIQUE :
"O Rome, avec horreur l'Univers te contemple,
Lorsque la tyrannie a souillé tes remparts.
Sont-ils sortis de ta mémoire,
Les jours heureux, les jours consacrés par la gloire
Des Emiles, des Scipions ?
Eh ! Quelle puissance ennemie
Te force à partager l'éternelle infâmie
des Tibères et des Nérons ?" ....
(=> extrait de l' "Ode qui a concouru pour le prix de poésie décerné par l'Institut National de France, le 6 Nivôse An XII" par Mme Fortunée B. Briquet; Dépierris, Niort, 1804).
DITHYRAMBE à la Gloire des Romains et à ses administrateurs aemiliens :
"Du feu des glaives inutiles
Forgez des armes à Cérès :
Ainsi jadis, ainsi par la main des Emiles
Rome voyait féconder ses guérets;
Et lorsque Mars troublant la Terre,
Contre Rome excitait les humains conjurés,
Ils quittaient la charrue, et lançaient le tonnerre
Aux humains effrayés".....
(=> extrait de "Le Champ d'Asyle, dithyrambe" par P. J. (?) ; Delaunay, Paris, 1819).
COMEDIE et le souvenir des grands Romains :
Comédie mettant en scène des qualités et défauts moraux comme la raison, le mensonge, le ridicule ou, ici la mémoire sans qui l'histoire ne serait rien :
"Madame, je suis la mémoire,
Sans mon secours, que deviendrait l'histoire ?
C'est moi qui retrace aux guerriers,
Les noms fameux des Hectors, des Achilles,
des Coriolans, des Emiles
Et je montre leurs fronts couronnés de lauriers"....
(=> extrait de la scène VI de "Le mariage de la raison avec l'esprit", Comédie en vers en 1 acte par M. du Jardin; Prault, Paris, 1754).
Profession de foi PHILOSOPHIQUE citant les Aemilii :
"L'imagination créait à leur place (à la place des faits NDLA) des Etres qu'on n'a jamais vus, qu'on ne verra jamais, des sauvages accomplis, des Emiles incomparables;"....
(=> extrait de "Profession de foi philosophique" de M. M. Rey; Amsterdam, 1763).
Une TRAGEDIE sur CATON où sont cités les Aemilii glorieux de la République :
Extrait d'une tragédie sur Caton d'Utique dans lequel Caton s'exclame :
" Quoi ? Tout le prix du sang qu'a versé l'Italie,
La terre à nos aïeux toute entière asservie,
Les trésors de cent rois traînés après leur char,
Tout, tout en ce moment est aux mains de César ?
Pour lui les Scipions, les Drusus, les Emiles,
Ont conquis des états, ont renversé des villes ?....
(=> "Caton d'Utique: tragédie en 3 actes et en vers, représentée pour la 1ère fois à Paris ....le 27 Germinal de l'An IV" par A. Philippe Tardieu St Marcel; Barba, Paris, 1796).
MELO-DRAME aux accents de TRAGEDIE où sont cités les Aemilii :
Dans "La mort de César", tragédie de Voltaire, l'auteur par la bouche de César s'adresse à Brutus; ce dernier demande au dictateur de rester fidèle à la République et aux anciens, ce à quoi César lui répond : "Tu parles comme au temps des Dèces, des Emiles", allusion autant aux talents oratoires qu'à la renommée et aux vertus de ces grands hommes, ces patriciens fidèles à la République; des valeurs en train de passer de mode pour le grand et ambitieux César, entrevoyant pour sa suffisance un autre destin, destin qui sera pourtant contrarié par son assassinat perpétré par le républicain Brutus, son neveu.
(=> "La mort de César", Voltaire; Londres, Innis & Paris, Bauche, 1736).
Cette phrase fut reprise quasi-textuellement par J. Ch. Luce de Lancival dans un Eloge à un évêque de Troyes, du nom de Noé, édité chez Gillé à Paris en 1805.
POEME célébrant les Aemilii :
" C'est la grande âme des Emiles,
La foi de Regulus et les mœurs de Caton
Qui triomphèrent de Carthage,
Plus que le fer de Scipion".
(=> extrait de "L'ère républicaine" de Aug. Louis de Ximenès publié dans l' "Almanach des Muses" de 1794.
Les Aemilii référence morale :
Dans une poésie en l'honneur de la famille impériale napoléonienne (valable ensuite au retour des Bourbons !) on trouve ces trois vers :
" Rome, ne pleure point tes généreux Camilles,
Tes Scipions et tes Emiles,
Endormis dans la tombe auprès de tes Césars; "
(=> extrait de "Le chant héroîque" in "L'Hymen et la naissance en l'honneur de ...." s/s auteur; Didot, paris, 1812).
ST EMILE Protecteur :
Un récit de voyage en Californie du début du XIXème S. indique que St Emile est invoqué dans cette zone instable contre les tremblements de terre : l'église d'une mission locale a une statue du saint (mais lequel ?) dénommé seulement San Emilio (terre encore mexicaine). Il y est dit que la statue au fruit d'une secousse tomba quand même de son piédestal et se cassa un bras ! Peut-on supposer qu'il s'agisse du grand saint espagnol, San Millan de la Cogolla ?
(=> "Voyage autour du monde" A. Duhaut-Colly T. I; Arthus Bertrand, Paris, 1834).
Publication de la CORRESPONDANCE de PIERRE AMIEL Arch. de Naples & Embrun :
Le CNRS a publié en 1972 toute la correspondance riche de 492 lettres de Pierre 'Ameilli' l'archevêque de Naples puis d'Embrun par H. Bresc. Il y est indiqué qu'il était auvergnat d'origine, sans doute issu d'une famille noble liée à la famille comtale de Clermont, né à Clermont vers 1309 et qu'il fit toute sa carrière dans l'entourage du Cardinal Guy de Boulogne. Voir son déroulement dans la fiche qui lui est consacrée, cette origine vaut les autres indiquées. S'il fut un habile intrigant selon cet auteur, sa carrière diplomatique fut plus ardue. A Naples il va servir les intérêts de la famille de son protecteur; Jeanne la reine n'ayant pas de descendance, il se pouvait que ce soit sa nièce, Jeanne de Duras qui lui succède. Pour contrecarrer cette issue défavorable aux Boulogne, Pierre Amiel va donc essayer de marier cette héritière présomptive avec le neveu de Guy de Boulogne, Aimon de Genève. Mais la négociation pourtant bien engagée tournera court en raison des manœuvres d'un plus habile diplomate, Elie de Talleyrand-Périgord (déjà un sacré intrigant dans cette famille !). Ce qui vaudra à Pierre Amiel d'être "muté" à Embrun, un siège dévalorisant, équivalant à une vraie disgrâce. Dans la petite ville dauphinoise le prélat sera le suzerain du Dauphin de France pour quelques territoires. C'est à ce titre qu'il sera fait appel à lui pour fixer les frontières avec la Savoie. Mais son nouveau diocèse connait dans le même temps une situation difficile qui l'occupera et finalement l'affaire sera réglée sans lui. Enfin son heure viendra lorsque Robert de Genève sera élevé au Pontificat sous le nom de Clément VII. Il sera récompensé bien tardivement de ses services auprès des maisons de Boulogne et de Genève par un chapeau de Cardinal mais ce pape Clément n'ayant été élu que par les cardinaux qui n'avaient pas voulu reconnaitre le pape Urbain VI, il fut le 1er du Grand Schisme et le dernier d'Avignon.
(=> article "Le Genevois, la Savoie et le Dauphiné dans la correspondance de Pierre Amiel" par J. E. Genequand in "Bull. de la Soc. d'Hist. & d'Arch. de Genève" 1983 T. XVII; Jullien, Genève, 1985).
Sur le SEMINAIRE STRAUSS-AMIEL :
Il s'agit de la formation supérieure des rabbins dispensée en Israël portant avec celui de Strauss, le nom de Mosche Avigdor Amiel, grand rabbin de Tel-Aviv au moment de la 2ème guerre mondiale. Partant du principe que "le peuple juif a besoin de grands dirigeants" les rabbins admis à cette formation reçoivent un cursus classique (loi juive, direction des offices, chant...) mais aussi des cours leur permettant de répondre aux défis actuels : marketing, relations publiques, relations interreligieuses, leadership, informatique.. Une formation vaste élargie adaptée à notre temps et leurs épouses ne sont pas oubliées : elles sont formées en parallèle à l'Institut Claudia Cohen, pendant féminin de l'Institut Strauss-Amiel. Le directeur de Strauss-Amiel effectue par ailleurs le suivi des rabbins issus de son institut et assure le 'service après-vente" pour leur placement à la tête religieuse de communautés de par le monde.

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