Bien qu'un certain Louis-Claude de St Martin ait pu estimer que "Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit" je me devais de consulter la mine des journaux du XIXème S., car cette époque est celle de nombreuses publications incroyablement riches de noms, d'anecdotes et de faits divers, donnant des informations souvent il est vrai très contrôlées par les différents pouvoirs qui se succèderont durant tout le siècle dans une France qui n'en finit pas de se stabiliser des convulsions révolutionnaires et des remous de retours royaux ou de velléités impériales.

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Les Amiel en villégiature dans les journaux et chroniques mondaines * Les Amiel commerçants divers de la fin du XIXème- début XXème S. * Quelques Amiel colons en Algérie dans les journaux *

Les AMIEL en VILLEGIATURE à travers les journaux, Chroniques Mondaines :
Ces Amiel-là sont, pour l'époque considérée, des bourgeois, bien entendu, ce ne sont pas (encore) les citoyens ordinaires qui pourront se payer des vacances et consacrer une partie de leurs étés à se prélasser sur la Côte d'Azur, en Bretagne ou sur la Côte Basque; les journaux locaux se faisant un devoir de rapporter qui était vu et où, à quelle occasion et en compagnie de qui. Etre cité dans cette presse équivalant par là à une certaine notoriété, au moins locale. Ce paraitre (et non par être !) des classes aisées mettra du temps à polluer la vie des gens plus simples mais je pense que nous y sommes (malheureusement) parvenus en ce début du 3ème millénaire. C'est donc parmi de nombreux avis, articles, comptes-rendus, de concerts, soirées, bals, matinées dansantes, dîners, ventes de charité, mariages, récitals, villégiatures, des évènements divers, sportifs par exemple (et oui ! l'abrutissement actuel des masses a commencé par celle de ses élites là aussi !!) que je vous emmène ici. Voici un inventaire de noms piochés un peu au hasard dans cette presse de la bienséance de la fin du XIXème-début XXème S., en l'occurrence dans le bien-nommé "La vedette", journal marseillais.
Se produisent : Mr Amiel, violoniste, ayant eu un prix du conservatoire de Marseille; H. Amiel dont on ne sait pas trop s'il était pianiste ou chanteur (peut-être les deux). Mme Romain Amiel, de Marseille, vient en villégiature à Manosque; un Amiel, vicaire, officie à l'Eglise des Réformés de Marseille en 1893; une demoiselle Alphonsine Amiel participe à une matinée dansante en 1910; toute une famille Amiel vient en vacances (et cure?) à Brides-les-Bains (Haute-Savoie) en 1899. Et puis il y a ce Jules Amiel, membre du 'Guidon Gaulois' société dont la vocation est "excursionniste" qui est l'un des (rares) participants d'un "concours de marche" cycliste en 1908 reliant Aubagne à Cassis : Ils furent quatorze à concourir et Jules arriva 3ème en 3h et 7 '. Une course suivie d'un banquet bien entendu. Il y a encore des "dames Amiel" qui tiennent des stands pour des oeuvres charitables, instituts d'enseignement ou orphelinats. L'établissement de plaisirs "Le Palais de Cristal" (de Marseille?) donne tous les soirs des représentations de music-hall; on peut y applaudir par exemple un certain Amiel "roi des contorsionnistes" en 1908 (il se donnait en spectacle aussi à Paris). Le 3 Juillet 1909 est annoncé le mariage de Francisca Amiel, "fille du regretté Mr Amiel" (Romain ? voir ci-après) avec le Capitaine Ladous, "un des officiers les plus distingués du 7ème régiment du Génie". Dans un numéro de 1908 on apprend le décès de Romain Amiel (celui dont la veuve vient à Manosque pour l'été, voir au début, et père de Francesca ?) "l'honorable ancien magistrat (de Marseille) si estimé de tous et dont la vie fut un perpétuel exemple d'honneur, de bonté et de charité". Enfin dans une chronique culturelle sur l'Exposition départementale du Cercle Artistique sont remarquées les eaux-fortes de Mr Paul Amiel, 'Marine' et 'Place de l'Horloge à Aubagne' en 1880.
Les AMIEL Commerçants divers de la fin du XIXème - début XXème S. :
Une véritable mine se trouve dans les incroyables publications commerciales; il en est une qu'il est sans doute difficile d'exploiter et qu'il m'a été facile pourtant de consulter, ce sont les pas moins 88 volumes des "Archives Commerciales de la France", publication régulière ayant paru de 1874 à 1955 sous la forme d'un journal bi-hebdomadaire (!). On y trouve toutes les créations, ventes, fermetures de tous les commerces partout sur le territoire. Je pourrai faire l'inventaire de tous les Amiel que j'y ai trouvé mais l'intérêt de cette litanie me semble limité. Il faut retenir plusieurs choses trouvées par la fréquence statistique comme la volatilité des commerces, les derniers constructeurs de voitures hippomobiles (Société Amiel & Carle, dissoute en 1897), des dernières pensions de famille dans la capitale (pension Amiel au 28, rue Madame), la présence encore de buvettes (où l'on buvait du vin, Buvette Amiel à Marseille), des fabriques encore artisanales (papiers Amiel à Clermont-Ferrand), quelques métiers de nos jours rares voire disparus(Mme Amiel bourrelière à Marseille; "l'entreprise" Oussey & Amiel, colporteurs en Haute-Saône, Amiel chemisier à Toulouse), un maire limonadier à Conques-sur-Orbiel (11), un autre nommé Hippolyte Léopold Amiel, horloger à Lesmont (10) et conseiller municipal en 1900, un imprimeur qui part exercer cette activité à Madagascar en son nom propre jusqu'en 1924 et qui ensuite épousera une Melle Blondel à qui il donnera son affaire, un Amiel encore à Madagascar qui part chercher de l'or sur cette île en 1909; l'association curieuse de certaines denrées vendues (vins, huiles & savons à Marseille), des changements de dénomination et/ou de régime (papeterie de Caradec à Ploërmel gérée par la Société Droniou & Amiel), un maître d'hôtel, Hilaire Amiel à Narbonne qui se déclare en faillite, l'apparition de maisons meublées (Amiel & Demian à Marseille en 1899); un Amiel qui acquiert un fonds hôtelier situé Bld St Germain à Paris en 1880; les entreprises de transport s'appelaient encore des camionnages (Veuve Marius Amiel à Marseille); on trouvait encore des merciers (Louis Marius Amiel à Marseille). Cette revue comportait aussi les informations concernant les divorces (en raison du changement commercial et/ou fiscal); des commerces assez spéciaux comme cette société en commandite A. Amiel et Compagnie formée pour l'exploitation des brevets, à Paris en 1914; les premiers garages automobiles (Amiel à Charenton-sur-Marne en 1931); la vente encore conjointe de cycles & automobiles (Amiel, rue Domrémy à Paris avant 1925); un mégissier à Graulhet, une des capitales de la mégisserie en France alors, quelques veuves qui continuent tant bien que mal l'entreprise de leurs époux décédés (Mme Veuve Amiel vend ses droits au sociétaire restant de la chaudronnerie industrielle en fer et cuivre, tuyauterie Blin & Amiel, en 1927). Et puis on trouve encore des "hommes de peine" ! Eh oui, voilà une qualification qui ne cache pas la pénibilité de ce travail (Joseph Amiel à Carcassonne qui en plus est séparé de sa femme et de biens!); l'entreprise qui change de nom par suite du départ de l'un des sociétaires (Soc. Amiel, Barret & De Lahondès, change de nom par suite du départ de Barret, produits chimiques 'L'Occitane' à Toulouse, en 1925), celle qui change le lieu de son siège, et même une Société Immobilière parisienne sise Boulevard du Temple au nom de "Amiel & Cie" qui fut créée dès les années 1860 (voir notice) etc, etc....
(=> "Archives Commerciales de la France" 88 vol. de 1874 à 1955).
Il y eut encore aussi des commerçants internationaux de notre nom dans cette même période comme "René Amiel et Compagnie" qui dirigeait le Comptoir de l'Industrie Française pour la Grèce et l'Archipel en 1899. (cf. "Journal Général de l'Algérie & de la Tunisie" 1899). Ou ce fabricant de liqueurs ariégeois, Julien Amiel & fils, qui élaborait "La Tasse" (cf. "Revue des vins et liqueurs et des produits alimentaires pour l'exportation" 1880).
Enfin il y eut des artisans spécialisés dans des créations qui font toujours le renom du luxe à la française comme ces deux fabricants de bijoux répertoriés dans la base Joconde du Ministère de la Culture : Jean Amiel qui travaillait rue Montorgueil à Paris, dont l'insculpation date de 1895 (autorisation de marquage spécifique de ses créations) et son biffage (fin d'autorisation) de 1933; il signait ses créations par ses initiales et un chapeau. Maurice Amiel exerça lui aussi à Paris, son insculpation est datée de 1903 mais on ne connait pas sa date de biffage; il signait ses œuvres par ses initiales suivies d'une canne.
Quelques AMIEL Colons d'ALGERIE dans les Journaux :
Les noms de nombreux Amiel sont présents dans nombre de journaux des contrées de ce qui était alors un département français pour tous les faits divers, mais aussi dans des publications administratives comme le Journal Officiel de la Ville d'Alger pour les annonces civiles, et celles relatives à l'administration coloniale.
Particulièrement une famille Amiel installée à Mascara est souvent nommée dans le journal "Le Progrès" de cette ville, que l'on trouve encore au début du XXème S. Originaires de l'Hérault, Pierre Amiel partit s'installer là-bas avec son épouse Marie Blazy peu après la fin de la conquête de l'Algérie, soit dans les années 1850. Ils habitaient précisément St André, près de Mascara où ils exploitaient une propriété agricole. Le couple aura 6 enfants dont Achille né en 1864. Achille Amiel épousera Marie Fayet et ils auront pour leur part 5 enfants dont un Achille jeune né en 1898. Achille ainé est cité en 1905 puis en 1906 où un article fait le compte-rendu d'un procès pour vol de moutons commis à son préjudice, dans la nuit du 21 au 22 Janvier; les voleurs ont pratiqué un trou dans l'enceinte de la bergerie et volé sept moutons. Suite à la plainte on découvrit deux moutons volés (sans doute étaient-ils marqués) en possession de Ben Ouirade Mohamed Ould Ahmed à la ferme Rouquier. L'accusation fut bel et bien établie et l'accusé fut déclaré coupable et condamné à pas moins de cinq ans d'emprisonnement. Par d'autres articles on sait par ex. qu'Achille jeune obtint son certificat d'études primaires en 1910 et, qu'en 1914 c'est Yvonne, sa sœur qui le reçoit.
Je note aussi que, en 1902 un Amiel (il s'agit de Léon-Rodolphe) fut nommé sous-préfet de Guelma dans le département de Constantine (cf. Bulletin Officiel du Ministère de l'Intérieur 1902).
Enfin une rue de l'Adjudant Amiel existait en Algérie.
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