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Louis Amiel peintre de St Malo (22) * Joseph Natonek dit Abir Amieli * Etienne-Laurent Amiel * Un député Amiel


LOUIS AMIEL Peintre de ST MALO : (1805 - 1880)
Certains le font naitre en 1809; son père, qui semble être Charles Amiel, vendait des cordages pour bateaux dans le grand port breton des Côtes-du-Nord. Louis fut lui, un peintre estimé qu'il ne faut pas confondre avec Louis-Félix, né pour sa part à Castelnaudary (11) et qui fit une carrière parisienne.
Contemporain de ce dernier, il voulut consacrer, en ce qui le concerne, son talent au pays qui l'avait vu naître et, comme souvent, il n'eut pas ainsi la renommée qu'il méritait. Toute sa vie il suivit les principes et la méthode d'Ingres son plus influent professeur et il sera lui-même toute sa vie un remarquable enseignant autant dans son atelier qu'au collège de St Malo. Il parait être l'ami du Maître Louis Boulanger. Bien que portraitiste de talent il fut plus connu pour ses études de chevaux. Boulanger parle de lui dans une lettre de 1842 à Victor Pavie, un amateur de l'époque qui oeuvrait pour une exposition annuelle de telles œuvres; il y loue son talent et le lui recommande en ces termes : (Louis Amiel) "fait de très belles études de chevaux et (il) compte en envoyer à votre exposition". Voici une critique parisienne d'une œuvre qu'il exposa à ce Salon de 1842 : "Mr Louis Amiel avait au salon une étude de chevaux très remarquable. Cet artiste exécute avec beaucoup de largeur; il donne une vie puissante à ses animaux. L'ouvrage de Mr Amiel n'a qu'un défaut: il manque un peu d'air". (cf. article de Charles Fourier publié dans "La Phalange: journal ..." Vol.3, T.5; 1842). Sans avoir sans doute la brillante palette des paysagistes de son temps il avait par contre la justesse du coup d'œil, la correction du dessin, la connaissance des lois de la perspective. Sa peinture était franche, simple et harmonieuse.
Parmi ses œuvres principales il faut citer son "Tombeau de Chateaubriand" sur l'île face à St Malo. Notons aussi deux magistrales peintures de batailles, d'après Horace Vernet. Et puis surtout "Mazeppa", portrait d'un cheval, oeuvre qui fut acheté par l'Etat et donné à la ville de Dol-de-Bretagne.
On sait aussi qu'il fut une fameux collectionneur et l'ami d'Alexandre Dumas père, qui lui avait dédié l'une de ses œuvres principales : "Le dieu du feu"; l'ami aussi de Victor Hugo qui lui offrit, en remerciement d'un tableau un gracieux dessin de sa composition.
De son caractère ses proches, ses élèves, retiendront le charme de son esprit, son affabilité. A la fin de ses jours, devenu presque aveugle, il dut partir chez des parents à Paris où il vécut quelques années mais il revenait tous les ans à la belle saison à St Malo, et c'est au cours de l'un de ces étés qu'il s'éteignit doucement en 1880.
On aurait de lui son autoportrait au département des Arts Graphiques du Musée du Louvre; dénommé "Portrait de Louis Amiel la tête appuyée sur la main gauche", il l'aurait réalisé à la mine de plomb sur papier jaune et cette œuvre serait entrée dans les collections du Louvre par donation de Madame Renaut de Broise, née Jeanne Amiel. Mais il y a là une erreur importante; le nom de Louis Amiel fut non seulement celui d'un autre peintre de la même époque aussi connu que le Malouin (Louis-Félix) mais également celui d'un historien et chroniqueur connu dans le courant de tout le XIXème S. et c'est de ce dernier dont cette dame est la petite-fille (voir page personnages remarquables 1 de ce XIXème S.); le portrait du Louvre est donc celui de son grand-père quillanais. Par contre il se peut que deux de ces Louis Amiel aient été liés, l'un étant l'historien quillanais, l'autre l'artiste né à Castelnaudary mais dont les parents, du moins le père, était ariégeois. (Voir ce que je dis de cette dame qui a contribué à la réhabilitation de Baudelaire dans la partie "Amiel XXème S.").
(=> pour l'essentiel de la biographie, article de E. Herpin pp. 28 à 30 dans les Annales de la Société Historique & Archéologique de l'Arrondissement de St Malo" Année 1900; Haize à St Servan, 1900).
Louis Amiel a aussi réalisé sur commande de sa ville de St Malo (et là il s'agit bien de lui), une copie d'une toile représentant le portrait de Jacques Cartier effectué par François Riss en 1838. Il fera ce travail en 1846, cette copie étant destinée à la ville de Québec (Montréal) qui doit beaucoup à ce navigateur. Cette copie sera (re)copiée (!) par Théophile Hamel, puis lithographiée et amplement diffusée. Je consacre un article plus ample à Louis Amiel de St Malo dans la partie Dossiers spéciaux.
JOSEPH NATONEK dit ABIR AMIELI :
Il s'agit du nom et du pseudonyme de l'un des tous premiers juifs sionistes (1813-1892) ou plutôt pré-sionistes puisque ce mouvement politico-religieux n'existe pas encore. Ce personnage né à Komlod et décédé à Bator est un rabbin slovène de Hongrie qui a publié pas moins de 39 ouvrages écrits en allemand, hongrois ou hébreu sous ce curieux pseudonyme. Le XIXème S. pour les juifs est celui du réveil d'une conscience; l'Alliance Israélite Universelle est créée à Paris. Après avoir étudié dans plusieurs yeshivot il devient rabbin à Pressburg. Il sera ensuite à Jasbérény et Szekes Fehérévar. En 1861 Natonek publie à Buda(pest) en Hongrie un livre qui fera date : "Le Messie ou un essai d'émancipation juive" dans lequel il se fait l'avocat de cette émancipation et de l'indépendance des juifs : "Construire notre indépendance nationale sur la terre de nos ancêtres" car la seule vraie patrie d'un juif n'est pas l'état où il est né par suite de la Diaspora, mais Jérusalem et la Palestine, arguant que les juifs sont une nation et non seulement une communauté religieuse; en conséquence il y lançait un appel aux nations pour la restitution d'Israël aux juifs. Un tel discours ne fut pas du goût on s'en doute des autorités hongroises d'alors. Sur ces idées générales il va élaborer tout un plan assez précis pour la re-colonisation juive de la Palestine. C'est ce plan que reprendra bien plus tard le plus connu Théodore Herzl et son fameux "Congrès Sioniste" de Bâle de 1897, lequel lancera véritablement le mouvement sioniste. Il se met alors à voyager dans toute l'Europe de l'Ouest afin de promouvoir ses idées parmi les communautés dans les années 1860. Il suggère la création d'un "Congrès juif mondial" très précisément, propose de demander aux turcs qui occupaient la région la signature d'une charte, d'amorcer une colonisation agricole, de favoriser l'émigration de masse vers la Palestine et enfin de créer une vraie langue hébraïque moderne. Il ne donne pas de nom à son vaste projet et on ne peut donc encore parler de sionisme, ce nom ne verra le jour qu'en 1890. A Paris il tente d'y intéresser l'Alliance Israélite Universelle mais après une première réaction positive, elle n'y adhère pas car elle ne pense pas possible sa réalisation qui va se heurter immanquablement aux turcs musulmans. Elle s'en écarte donc en 1867. L'organisation va se borner à aider, via des initiatives philanthropiques, les juifs ottomans de Palestine, ceux du "vieux peuplement". Abir Amiel se retirera alors de tous les débats que ses idées avaient lancés. Il tentera quand même de négocier avec la "Sublime Porte" turque par l'envoi d'une lettre à l'Ambassadeur turc de Vienne; il sera reçu à Constantinople mais ne réussira pas à convaincre le Sultan. En 1872 il essaiera de publier un magazine "Israël uni" mais ce sera un échec. Il se retirera alors de la vie publique. Durant ses dernières années il publiera plusieurs manuscrits exposant ce qu'il pensait des relations entre science et religion. Décédé en 1892 il est depuis assez oublié mais deux membres de sa famille partiront en Palestine et y fonderont la première colonie agricole qu'il appelait de ses vœux; l'histoire du sionisme était désormais en marche et son rêve enfin se concrétisera en raison des conséquences effroyables de l'action des nazis sur les juifs avant et durant la seconde guerre mondiale. L'un de ses notables successeurs pour le sionisme fut le rabbin Moshe Avigdor Amiel (voir article page XXème S.) Il eut le tort d'avoir eu raison bien trop tôt !
(=> d'après en grande partie un article de Peter Haber "Josef Natonek; A forerunner of Herzl from Hungary" pp. 52,53).
ETIENNE LAURENT AMIEL :
Lieutenant de cavalerie sous l'empereur Napoléon Ier. Comme pour beaucoup de militaires de cette époque (et depuis) on connait son cursus militaire. Il a servi dans le 5ème régiment de Chasseurs à cheval de la Grande Armée, nommé à ce grade le 17 Juillet 1813. Auparavant il fut blessé le 28 Juillet 1809 à la bataille de la Talavera de la Reyna en Espagne.
Un AMIEL Député :
Je n'ai pas son prénom; cet homme fut député à la Chambre élue en 1889. Il se signale dans les annales de cette assemblée par le dépôt d'un projet de loi avec trois de ses collègues (J. O de juin 1890) afin de poser des limites de durée des inscriptions au Casier Judiciaire : 5 ans pour les délits, 10 pour les crimes, si, au cours de ces temps aucune nouvelle condamnation ne vient l'interrompre. Ce projet de loi fut débattu en 1891.
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